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Fantastique Jean Ray........1943

Artib

Nouveau poète
Trés haute se perdant dans la ruelle sombre
Les pieds baignant dans l'eau d'un ruisseau de ténèbres
Pignons torturés qui semblent tremblés de fièvre
Fenêtres closes sur des Erèbes sans nombre.

Suant la peur coulant le long des murs lèpreux
La bâtisse frémit à la vue des horreurs
Qu'elle habite en son sein,quelle funeste erreur
Son maitre a fait jadis quel pari dangereux.

Sur le toit posé, tout prés d'un vieux clocheton
Un fantôme de suie aux ailes déployées
Crispe serre d'argent et semble un envoyé
Des monstres de l'Olympe ,horrible rejeton .

Il balance la tête et dans sa chevelure
S'allument nuées d'yeux des serpents qui s'y terrent
Le visage est de nuit mais un briut de tonnerre
Sort de la gueule ou dort fordimable denture.

Une autre ombre s'en vient se poser à côté
Elle ouvre ses yeux verts aux pouvoirs terrifiants
Aux prunelles glacées qui tuent en pétrifiant
Tout être qui les voit en froide cruauté.

Au travers les carreaux sertis de plomb livides
De fugaces lueurs vont et viennent tremblantes
S'éteignent brusquement et plainte déchirante
Désespérée ,répond au long des salles vides.

Aux rares fenestrons où pointe une clarté
Viennent se dessiner ombres cauchemardesques
Qui semblent réunies en un congé grotesque
Femmes démons,géant bestial,gnome édenté.

Puis trés tard dans la nuit qand tout entre en repos
Le plus haute croisée s'éclaire et s'ouvre alors
Un trés grand vieillard au regard pailleté d'Or
Commence à méditer sur son passé enclos.

Comment lui, Roi des Dieux et tous ses compagnons
Se sont trouvés réduit à cette mascarade
De leur crépuscule ,il ne comprend la charade
Eux non plus et cela les rend grognons.

Le fenêtre se clos et tous les feux s'éteignent
L'écharpe du brouillard estompe les contours
De la maison damnée ,tandis qu'aux alentours
La nuit étend pour un moment son règne.

Dans le parc où nul n'a posé ses brodequins
Depuis des décennies,abandonée,sauvage
A minuit cloche sonne en un maigre ramage
Dans les ruines du Couvent des Moines Barbusquins.

Malpertuis .........frissonne à ces échos atroces
Se cachant pour cacher passé abominable
Pour protéger ses secrets inavouables
Sur le toit vielle harpie aux mâchoires féroces ..............
 
Tiens? Tiens... je connaissait pas ce Monsieur !! je suis allée sur google après avoir lu ton poème...on apprend plein de choses sur créapoèmes...
bravo à toi
amicalement ...CINTADA
 
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