kandinsky
Maître Poète
Famine existante (les femmes de ma vie 3)
ATTENTION, il est conseillé de lire les 2 premiers chapitres au risque de ne pas comprendre mon cheminement)
à lire de préférence après la pilleuse de songe tendresse et l'écoeurite féminine. Merci
Vivre d'amour et d'eau fraiche
Tel est le précepte établi
Ai-je un cupidon sans flèche
Ou l'être qui de ce jeu est omis
Ne comptant plus la distance
De ma course, j'ai choisi l'abandon
Me rendant à l'évidence
Que l'amour n'est qu'horizon
Foulant ces couloirs de bitume
Par manque de repère, je m'évade
Écrasé sous l'épaisse brume
Je rampe et déploie l'ultime parade
Pourtant, la luxure m'entraine
Me poussant au vice de la chair
Conscient du passé, je me démène
M'arrachant de ces infâmes viscères
Au loin, les chants, ici ma parole reine
Me conjure de faire fi de l'écho
Par leurs aubades jouent les sirènes
Triturant un peu plus mes idéaux
Rattrapé par les traîtresses
Et leur cruelles incartades
Me balafrant par leur caresse
jusqu'à ma sourcilière arcade
Tandis que lacère mon cœur
Dans mon misérable costume
Que tournoient mes haut-le-cœur
De ma mélancolique amertume
L'amour en décrépitude
Lancinante descente en enfer
De ma solitude infinitude
L'"écœurite" féminine pour cancer
Cet état me torture
De mes entrailles
En compost moisissure
Indigeste boustifaille
Grabataire de sentiments qu'on supplante
White spirit diluant toute expression
Émotives anonymes, ces amantes
Qui de mes désirs en on fait l'ablation
Bastion de la cruelle doctrine
Où l'homme meurt ou s'avachi
Devant femme courbe l'échine
Pourtant si viril se défraîchi
Vagabond de la funeste tendresse
Courtisant pis que pend dans le vent
Je fais faux bond aux gonzesses
Par vagues souvenirs décevants
Exhumant ses ex au cimetière
Se recueillent mon lointain désir
Déconfit plutôt propice que l'on enterre
Ma lassitude humeur qui chavire
Crépuscule sur mes paupières
L'automne rend caduque mes fleurs
Pour peu qu'on me secoue, qu'on me serre
Survint tantôt larmes tantôt pleurs
Du sommeil, je me dissuade
Par peur de voir ressurgir
Les fantômes du passé maussade
Capable, pour de bon, de m'anéantir
Je suis venu, j'ai vu et suis déçu
D'avoir rêver, goûter avant de tout cracher
Cette part d'innocence que porte l'ingénue
Devenant mante religieuse une fois amouracher
En quête de la femme inexistante
Brandissant d'inutiles oriflammes
Estomaqué de ma famine existante
Épithète orpheline des mots qui l'affament
Je "plumérise" mon "écoeurite" féminine
Sur le support "toillétisant" éphémère
Chose de la vie "clinexable" qu'on élimine
Sur ce trône que l'"homonde" indiffère
ATTENTION, il est conseillé de lire les 2 premiers chapitres au risque de ne pas comprendre mon cheminement)
à lire de préférence après la pilleuse de songe tendresse et l'écoeurite féminine. Merci
Vivre d'amour et d'eau fraiche
Tel est le précepte établi
Ai-je un cupidon sans flèche
Ou l'être qui de ce jeu est omis
Ne comptant plus la distance
De ma course, j'ai choisi l'abandon
Me rendant à l'évidence
Que l'amour n'est qu'horizon
Foulant ces couloirs de bitume
Par manque de repère, je m'évade
Écrasé sous l'épaisse brume
Je rampe et déploie l'ultime parade
Pourtant, la luxure m'entraine
Me poussant au vice de la chair
Conscient du passé, je me démène
M'arrachant de ces infâmes viscères
Au loin, les chants, ici ma parole reine
Me conjure de faire fi de l'écho
Par leurs aubades jouent les sirènes
Triturant un peu plus mes idéaux
Rattrapé par les traîtresses
Et leur cruelles incartades
Me balafrant par leur caresse
jusqu'à ma sourcilière arcade
Tandis que lacère mon cœur
Dans mon misérable costume
Que tournoient mes haut-le-cœur
De ma mélancolique amertume
L'amour en décrépitude
Lancinante descente en enfer
De ma solitude infinitude
L'"écœurite" féminine pour cancer
Cet état me torture
De mes entrailles
En compost moisissure
Indigeste boustifaille
Grabataire de sentiments qu'on supplante
White spirit diluant toute expression
Émotives anonymes, ces amantes
Qui de mes désirs en on fait l'ablation
Bastion de la cruelle doctrine
Où l'homme meurt ou s'avachi
Devant femme courbe l'échine
Pourtant si viril se défraîchi
Vagabond de la funeste tendresse
Courtisant pis que pend dans le vent
Je fais faux bond aux gonzesses
Par vagues souvenirs décevants
Exhumant ses ex au cimetière
Se recueillent mon lointain désir
Déconfit plutôt propice que l'on enterre
Ma lassitude humeur qui chavire
Crépuscule sur mes paupières
L'automne rend caduque mes fleurs
Pour peu qu'on me secoue, qu'on me serre
Survint tantôt larmes tantôt pleurs
Du sommeil, je me dissuade
Par peur de voir ressurgir
Les fantômes du passé maussade
Capable, pour de bon, de m'anéantir
Je suis venu, j'ai vu et suis déçu
D'avoir rêver, goûter avant de tout cracher
Cette part d'innocence que porte l'ingénue
Devenant mante religieuse une fois amouracher
En quête de la femme inexistante
Brandissant d'inutiles oriflammes
Estomaqué de ma famine existante
Épithète orpheline des mots qui l'affament
Je "plumérise" mon "écoeurite" féminine
Sur le support "toillétisant" éphémère
Chose de la vie "clinexable" qu'on élimine
Sur ce trône que l'"homonde" indiffère
Kandinsky 11/11/11
Lexique de mon vocabulaire farfelu
écœurite = dégout irréversible
plumériser = poétiser sur le net
toillétisant = papier toilette du net qui ne dure jamais
clinexable = se dit de ce qui peut se jeter de ses pensées
homonde = monsieur tout le monde