FAIM DU MONDE
Concours: et si c'était vrai
Fringale insatiable
De me mettre à table,
J’ai la faim du monde
En la fin du monde,
Mordre dans l’Eurasie
Goûter l’Océanie
Avaler l’Afrique
Avide d’Atlantique
M’assouvir d’Arctique
Et d’océan Indien
Pour épancher la fin.
Goûter l’Océanie
Avaler l’Afrique
Avide d’Atlantique
M’assouvir d’Arctique
Et d’océan Indien
Pour épancher la fin.
Je dévore, je savoure en voracité,
J’engloutis de gloutonneries en satiété
L’encens de la terre, notre planète bleue
Avant qu’elle ne se dissolve dans les cieux.
Et si elle s’arrêtait de tourner
Déversant ses eaux dans la galaxie
Ce ne serait plus la mer à boire,
Faune, flore, humains déracinés,
Désarticulés en proie d’asphyxie
S’échoueraient en chaos dans un trou noir,
Ou si elle implosait en grand fracas
Arasant collines et montagnes,
Asséchant les mers et les océans
En anéantissant les alhambras,
Immolant les villes et les campagnes
En le feu ravageur des volcans,
Ou bien si elle se ratatinait
Telle une vieille pomme putride
N’offrant plus qu’une chair molle et pourrie
En des remugles fétides de plaies,
Sa sphère ne serait plus que rides,
Toute forme de vie serait tarie,
Alors dans l’attente de la fin du mondeDéversant ses eaux dans la galaxie
Ce ne serait plus la mer à boire,
Faune, flore, humains déracinés,
Désarticulés en proie d’asphyxie
S’échoueraient en chaos dans un trou noir,
Ou si elle implosait en grand fracas
Arasant collines et montagnes,
Asséchant les mers et les océans
En anéantissant les alhambras,
Immolant les villes et les campagnes
En le feu ravageur des volcans,
Ou bien si elle se ratatinait
Telle une vieille pomme putride
N’offrant plus qu’une chair molle et pourrie
En des remugles fétides de plaies,
Sa sphère ne serait plus que rides,
Toute forme de vie serait tarie,
Je m’ébroue dans les herbes et les ondes,
Je m’emplie de ses chants de saveurs
Lui rendant grâce, affamée de ferveur.