KarolusP
Nouveau poète
Souffle, le vent d’hiver, aux sanglots de mes plaies
Ouvertes dans la chair de mon passé. Revêts
Ta cape de griffures, écorchesmes pensées,
Les odeurs de ce froid reviennent me blesser.
Le givre de ce temps devrait geler mes pleurs
Et non pas les causer. D’où me vient la douleur,
De n’avoir plus d’envie quand la neige nous vient ?
La nuit tombe si tôt, si noirs sont les matins.
Aux saisons qui défilent en est une fatale,
Qui suspend les eaux vives au profit de rafales,
Et qui me suspend moi, dans sa toute puissance,
Pétrifiant mes ardeurs. L’hiver me fait souffrance.
Est-ce cet océan de froid qui m’emprisonne ?
Sont-ce les éléments du climat qui m’assomment ?
Non, ce mal est inné comme à l’enfant, sa mère.
Il ne peut accoucher des degrés éphémères.
Alors d’où surgit-il, d’où me vient cette aigreur ?
L’hiver cultive-t-il le vertige des cœurs ?
Comment perdre en si peu tout autant de ma vie ?
Quelle ambiance ce temps installe-t-il ainsi ?
Une ambiance bien terne qui me laisse croire,
Que la vie devient brève et le jour devient soir.
Une ambiance qui gonfle mes poumons de glace,
Et me fait suffoquer pour me laisser sur place
L’hiver est sensation bien plus qu’il n’est climat.
Il a des armes auxquelles un feu ne répond pas.
Et la seule chaleur qui peut fondre ses liens,
Est celle que je sens quand tu m’offres tes reins.
Ce feu qui vit dès lors est de tant de passion,
Que je suerais encore en un lit de flocons,
Et mon sang bouillonnant dans nos souffles coupés,
Saurait restituer la tiédeur de l’été.
Mais sans toi les frissons ont soif comme jamais,
Et viennent puiser l’eau au profond de mes plaies,
Desséchant mes blessures comme on coupe des gorges,
Usant des cicatrices que l’absence forge.
Il n’est pas de remède que l’on trouve seul.
Le remède est ce nous à valeur de linceul,
Mais ce linceul n’est plus et je suis face au vent,
Ecorché d’un hiver qui excède son temps.
Ouvertes dans la chair de mon passé. Revêts
Ta cape de griffures, écorchesmes pensées,
Les odeurs de ce froid reviennent me blesser.
Le givre de ce temps devrait geler mes pleurs
Et non pas les causer. D’où me vient la douleur,
De n’avoir plus d’envie quand la neige nous vient ?
La nuit tombe si tôt, si noirs sont les matins.
Aux saisons qui défilent en est une fatale,
Qui suspend les eaux vives au profit de rafales,
Et qui me suspend moi, dans sa toute puissance,
Pétrifiant mes ardeurs. L’hiver me fait souffrance.
Est-ce cet océan de froid qui m’emprisonne ?
Sont-ce les éléments du climat qui m’assomment ?
Non, ce mal est inné comme à l’enfant, sa mère.
Il ne peut accoucher des degrés éphémères.
Alors d’où surgit-il, d’où me vient cette aigreur ?
L’hiver cultive-t-il le vertige des cœurs ?
Comment perdre en si peu tout autant de ma vie ?
Quelle ambiance ce temps installe-t-il ainsi ?
Une ambiance bien terne qui me laisse croire,
Que la vie devient brève et le jour devient soir.
Une ambiance qui gonfle mes poumons de glace,
Et me fait suffoquer pour me laisser sur place
L’hiver est sensation bien plus qu’il n’est climat.
Il a des armes auxquelles un feu ne répond pas.
Et la seule chaleur qui peut fondre ses liens,
Est celle que je sens quand tu m’offres tes reins.
Ce feu qui vit dès lors est de tant de passion,
Que je suerais encore en un lit de flocons,
Et mon sang bouillonnant dans nos souffles coupés,
Saurait restituer la tiédeur de l’été.
Mais sans toi les frissons ont soif comme jamais,
Et viennent puiser l’eau au profond de mes plaies,
Desséchant mes blessures comme on coupe des gorges,
Usant des cicatrices que l’absence forge.
Il n’est pas de remède que l’on trouve seul.
Le remède est ce nous à valeur de linceul,
Mais ce linceul n’est plus et je suis face au vent,
Ecorché d’un hiver qui excède son temps.