matheo
Poète libéré
Ma vie sombre dans la brume
Déplore son corps qui se consume
Epie au milieu de la désespérance
Son vœu d’une nouvelle naissance
Ma vie trébuche et se désintègre
Guette au grès des rêves maigres
Le souvenir de son sourire éteint
Et les débris de son passé lointain
Ma vie est sans cieux de gaieté
Fuit cette misère qui l’a embêtée
Vogue vers une destinée damnée
Qui l’a châtié même condamnée
Supplices vomissant ces craintes
De phobies de nuits de contraintes
A hululer les chants de la peine
Rythmant son cœur et ses veines
Sur le destin tournant mes pages
La tumeur de l’ennui se propage
Contamine ses tendres souhaits
Sans peur de ses coups de fouet
L’aube auquel ma vie s’accroche
De ce mascara au visage moche
Lancera-t-il ses rayons éclaireurs
Pour mettre fin au règne de terreur
L’espoir au lendemain demeure
La raison de son âme qui meurt
D’une agonie lente qui la presse
Par la main d'un pitoyable