Abyssia
Nouveau poète
La nuit enveloppe nos deux êtres,
Enlacés mais terriblement incomplets.
Corps immobiles laissant tomber le paraître,
Baignant dans le flux de nos âmes évidées.
Un râle sonore s'échappe de tes lèvres,
Une perle salée coule le long de ma joue.
Les oiseaux de malheur nous épient sans trêve,
Prêts à plonger leurs grands becs dans nos cous.
Tu te bats encore avec ta nouvelle Amante,
Tu ne veux pas la laisser t'emmener.
Je grimace, la douleur est saisissante.
Je ne pouvais pas te laisser t'éloigner.
Le liquide âcre s'enfuit de nos coeurs,
Il ruisselle sur le sol détrempé,
Et le teinte du rouge de la peur.
Le temps va nous emporter.
Inlassablement, je contemple ton visage,
J'ai l'impression de te voir dormir.
Mais cette impression n'est que de passage,
Ils est bientôt l'heure pour moi de partir.
Nous nous évaderons de cette prison,
Aussi paradisiaque soit-elle, et tu sais,
Maintenant que je n'ai plus de raison,
J'aurais aimé pouvoir te l'avouer.
Je t'aime.
Enlacés mais terriblement incomplets.
Corps immobiles laissant tomber le paraître,
Baignant dans le flux de nos âmes évidées.
Un râle sonore s'échappe de tes lèvres,
Une perle salée coule le long de ma joue.
Les oiseaux de malheur nous épient sans trêve,
Prêts à plonger leurs grands becs dans nos cous.
Tu te bats encore avec ta nouvelle Amante,
Tu ne veux pas la laisser t'emmener.
Je grimace, la douleur est saisissante.
Je ne pouvais pas te laisser t'éloigner.
Le liquide âcre s'enfuit de nos coeurs,
Il ruisselle sur le sol détrempé,
Et le teinte du rouge de la peur.
Le temps va nous emporter.
Inlassablement, je contemple ton visage,
J'ai l'impression de te voir dormir.
Mais cette impression n'est que de passage,
Ils est bientôt l'heure pour moi de partir.
Nous nous évaderons de cette prison,
Aussi paradisiaque soit-elle, et tu sais,
Maintenant que je n'ai plus de raison,
J'aurais aimé pouvoir te l'avouer.
Je t'aime.