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Etendues l'une dans l'autre

rivière

Maître Poète
Etendues l’une dans l’autre

Les orgues du tonnerre
grondent
en notre gynécée,
ma Douce,


les arbres se plient sous le vent
en
ce mois de novembre,
et le crépuscule se répand,


mais
qu’importe,
car
je suis seule avec toi


dont la beauté rôde
avec ta longue chevelure brune,
et ton corps de braise
qui s’emplit de liesse.


Je découvre à genoux
peu à peu
la
splendeur de tes rimes si charnelles,


quand
j’effeuille
chacune
de tes étoffes.


Troublée par ton émoi,
j’embrasse
la pointe de tes mamelons
si douce,


je découvre
le frisson de ta rivière d’amour
où mes lèvres
étanchent leur soif,


je te chevauche
et
mon sexe se frotte
contre ton sexe,


tu geins
en
la nuit maintenant,
tu te lamentes,


tu pries
des motets de Grâce,
car
Femme, tu es Grâce et beauté,


je vois sourdre
le lait de ta cyprine
que nous moissonnons et que nous savourons
grappe après grappe.


Etendues maintenant
l’une dans l’autre,
notre tendre baiser
se prolonge


jusqu’aux
rivages de l’aurore,
jusqu’aux
prochains râles de ta Jouissance !


Sophie Rivière
 
Dernière édition:
Cher Edouard,

Je vous remercie beaucoup pour vos encouragements.

Je conçois l'amour saphique comme une montée vers la Grâce, vers le divin, car pour moi la Femme,
par essence, est si divine, si belle, qu'il importe de la célébrer, pour mettre en exergue sa singularité,
ses mystères, sa manière d'être, que l'on désigne avec bonheur sous le terme de Féminité.

J'ai été très surprise de constater que les grandes poétesses saphiques telles que Renée Vivien,
Lucie Delarue-Mardrus, etc. n'étaient pas connues du grand public.

Il y a là un continent à défricher.

A bientôt de vous lire.

Amitiés saphiques.

Sophie
 
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