• Visiteur, merci de ne pas poster plus de 5 poèmes par jour. Ceci dans le but d'améliorer la visibilité du site.

Et des cris de louve...la mort de son enfant.

jalia

Nouveau poète
Oui des cris, plutôt des hurlements sont sortis
De mon ventre,
Soudain, alors que j’étais assise à la table,
Les yeux dans le vague, hagarde, je me levais,
Et agrippais alors avec mes deux mains,
Sans plus de pudeur, cette putain de table
Mon immense douleur sortait de mon cœur,
Sortait de mes trippes, et sans aucune dignité,
Sans plus aucune fierté, je me mettais alors à hurler,
Comme une chienne hurle à la mort, ou une louve
Qui à faim, moi j’étais affamé de l’amour de mon fils,
Dépossédée, que j’étais de mon enfant, que
J’avais enterré, la terre tournait à l’envers,
C’était à lui de m’enterrer.pas à moi,
Comme la vie est cruelle, et injuste !
Stéphane, mon fils fais moi un signe, s’il te plait,
Dis- moi que tu es bien ! S’il -te plait.
Comment as-tu pu partir si tôt ?
Tu n’es qu’un tricheur, tu as abandonné, sans finir la route,
Je t’en veux, oh que je t’en veux, ton frère aussi.
Tu nous fais si mal, le vois tu ? Dis le vois tu ?
Trois ans, trois mois, et quatre jours, que dans la nuit
Tu as dis bye, pour toi c’était fini, pour moi ça continué, et
Même je dois dire, cela commençait, une décente aux enfers,
Tu vois gamin, je suis convaincu que c’est plus facile de partir
Que de… rester.
Je crois « quoi que ! » que tu me vois, qu’à présent je te fais honneur,
Tu étais impossible à vivre durant ta (ce qu’ils appellent
Une longue maladie) mais je t’aimais tant, et je t’aime tant,
Que je faisais avec, au moins tu étais là.
Ton tee shirt jaune, que tu portais ce jour là, est toujours sous mon traversin,
Il m’arrive, de chercher ton odeur,
Une fois tu as vu hein ? Je l’ai revêtu, et j’ai dormi avec.
Je crois, je sais que des larmes couleur amour, continuerons de sortir
De mes yeux, mais tu vois je me bats bien ! Hein mon Ninou
T’as vu j’ai un ordi, je t’chatte, oh que ça te fais rire, moi qui ne
Connaissais même pas un clavier… je suis sure que tu n’es pas étonné.
si tu savais comme j’aime te parler, mais je sais… que.. Tu sais… mon gamin,
Pour moi tu n’ais pas mort, tu ne le seras jamais.
Tu dois aussi être fier de ta fille Jenny, tu vois comme nous sommes
Proches. Tu vois ce soir j’ai le ( blouze ) de toi, une fois de plus.
Ninou, mon petit voyou, fais moi un signe, un tout petit allez s’il te plait !
En fait je pense, que tes signes sont les forces que tu m’envoies, les bonnes personnes que tu mets sur ma route, car comment aurais je survécu à ce tsunami ? Merci mon fils, merci de ton aide, de ton amour, tu continues de veiller sur moi, comme j’ai veillé sur toi, JE T’AIME, nous nous aimons, et nous nous aimerons jusqu'à la fin des temps.
Ta maman
 
Retour
Haut