Anchora
Maître Poète
Mon absolu…
Je t’aime d’un amour si pur, infini,
Que la geisha Raison, le rouge aux joues,
S’est égarée sur le sentier flou,
Loin derrière les portes du torii.
Pour toi mon trésor,
Mon amour est si beau
Au creux de la vallée pendue,
Sous le voile des vapeurs légères
Où les cascades chutent, éperdues,
Sur la lagune bleue et muette.
Dans un yin et yang intense,
Teinté des feux de la passion,
Les carpes koï nagent, libérées.
Sous le regard rieur et éhonté
Du bonsaï aux ramures millénaires.
Pour toi mon horizon,
Mon amour est si vaste
Que sans peur ni regret,
Tel l’étalon noir au galop,
Fier, sauvage et indompté,
Je cours cent fois la terre entière,
Griffant le sol de mes quatre fers,
Clairsemant les nuées marines au vent,
Pour graver un équateur serein
Sur le parchemin de soie,
Où s’étire le fil rouge de notre destin.
Pour toi ma ritournelle,
Mon amour est si mélancolique.
Quand le soleil devenu glacé
Pâlit sur la lande magnifique
Pour léguer sa garde tiède
À la lune aux grands yeux d’or,
J’entends ton rire en clé de sol
Faire tinter mon âme qui flotte
En gamme de ré mineur sur la portée,
Où se pose ta voix suave et colorée,
Pour dessiner l’accord de notre éternité.
Dans l’écho du mont Fuji…
Pour toi ma sublime Benten,
Mon amour est si déchaîné,
Comme un assoiffé à l’izumi invité,
Sur ta peau fraîche et parfumée,
Mélange de yuzu et de kinmokusei,
Offrande sacrée et interdite,
Mes mains de liesse et mes lèvres d'ivresse
Suivent le chemin secret
De tes grains poivrés de beauté,
Pour suspendre, au vent de la tempête,
Le rythme fou de tes doubles croches.
Pour toi mon petit tsubaki,
Mon amour est si volcanique
Que mon île de feu rampe
Pour calciner les nuits hivernales
Et briser la menace secrète
Qui guette notre bonheur.
Je recouvrirai le monde entier
De mon souffle de fer incandescent,
Balayant sans prière ni pitié
L'immense et froide ombre hypocrite
Qui courbe ta douce fleur idyllique.
Ma petite brume arc-en-ciel
Saupoudrée sur ma fière falaise,
Ta vague a giflé ma rive si fort
Comme l’encre vive d’une estampe,
Que des rochers ont coulé
Dans ton torrent abyssal.
Dans ce remous exalté,
Deviens enfin, je t’en prie,
À l’abri de mon farouche fief,
Le somptueux Sakura fleuri,
Reine du jardin d’épines et de roses.
Car je t’aime, ma fleur de coton,
D’un amour troublé, parfois sombre,
Mais au fond tout aussi doux
Que le tendre pétale du cerisier japonais.
Je t’aime d’un amour si pur, infini,
Que la geisha Raison, le rouge aux joues,
S’est égarée sur le sentier flou,
Loin derrière les portes du torii.
Pour toi mon trésor,
Mon amour est si beau
Au creux de la vallée pendue,
Sous le voile des vapeurs légères
Où les cascades chutent, éperdues,
Sur la lagune bleue et muette.
Dans un yin et yang intense,
Teinté des feux de la passion,
Les carpes koï nagent, libérées.
Sous le regard rieur et éhonté
Du bonsaï aux ramures millénaires.
Pour toi mon horizon,
Mon amour est si vaste
Que sans peur ni regret,
Tel l’étalon noir au galop,
Fier, sauvage et indompté,
Je cours cent fois la terre entière,
Griffant le sol de mes quatre fers,
Clairsemant les nuées marines au vent,
Pour graver un équateur serein
Sur le parchemin de soie,
Où s’étire le fil rouge de notre destin.
Pour toi ma ritournelle,
Mon amour est si mélancolique.
Quand le soleil devenu glacé
Pâlit sur la lande magnifique
Pour léguer sa garde tiède
À la lune aux grands yeux d’or,
J’entends ton rire en clé de sol
Faire tinter mon âme qui flotte
En gamme de ré mineur sur la portée,
Où se pose ta voix suave et colorée,
Pour dessiner l’accord de notre éternité.
Dans l’écho du mont Fuji…
Pour toi ma sublime Benten,
Mon amour est si déchaîné,
Comme un assoiffé à l’izumi invité,
Sur ta peau fraîche et parfumée,
Mélange de yuzu et de kinmokusei,
Offrande sacrée et interdite,
Mes mains de liesse et mes lèvres d'ivresse
Suivent le chemin secret
De tes grains poivrés de beauté,
Pour suspendre, au vent de la tempête,
Le rythme fou de tes doubles croches.
Pour toi mon petit tsubaki,
Mon amour est si volcanique
Que mon île de feu rampe
Pour calciner les nuits hivernales
Et briser la menace secrète
Qui guette notre bonheur.
Je recouvrirai le monde entier
De mon souffle de fer incandescent,
Balayant sans prière ni pitié
L'immense et froide ombre hypocrite
Qui courbe ta douce fleur idyllique.
Ma petite brume arc-en-ciel
Saupoudrée sur ma fière falaise,
Ta vague a giflé ma rive si fort
Comme l’encre vive d’une estampe,
Que des rochers ont coulé
Dans ton torrent abyssal.
Dans ce remous exalté,
Deviens enfin, je t’en prie,
À l’abri de mon farouche fief,
Le somptueux Sakura fleuri,
Reine du jardin d’épines et de roses.
Car je t’aime, ma fleur de coton,
D’un amour troublé, parfois sombre,
Mais au fond tout aussi doux
Que le tendre pétale du cerisier japonais.
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