Cortes
Maître Poète
Il est de ces instants où je vois dès l’aurore,
L’étés’éteindre au loin dans le ciel orphelin
La saison vient couvrir l’arbre sur son déclin.
Tandisqu’un bel automne enflamme un sémaphore,
Je vois comme une brume en ce rêve opalin
Où je dors dans tes bras après un doux câlin.
Voici que je transmets en douce métaphore
Quand je peins de ma plume un vers sur le vélin
Ondevine parfoisdans un pleur cristallin,
L’audace de mon art, ma plus sincère amphore.
Et rien ne m’appartient d’un calame vilain,
Quand la page revêt une étoffe de lin.
En usant du silence où s’émeut la tendresse
Je laisse mon esprit courir vers d’autres lieux
Je ressens ton passage en ta tendre caresse,
Dans un souffle effleurant mes cheveux si soyeux.
Je ne sais pas vraiment où s’éteint une flamme,
Quand l’ivresse des mots s’égare dans mes yeux ;
Ami, me comprends-tu dans mon rôle de femme ?
Car je ne savais pas l’espoir de ces aveux !
Maria-Dolores
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