Je voudrai avoir, le cœur dehors Pouvoir, doucement le ranimer Réinsuffler le tendre transport Que les années passent à abîmer On couche toujours avec la mort Un compte à rebours bien arrimé Fait son chemin libre et sans effort Tel un venin, venant décimer. N’existe-t-il donc pas un sort ? A ce péril de vieux amants. Personne n’a de l’anaphore ? Dompter le raz d’un bon calmant Fut-il un être assez fort ? Qui aimant bien, plus vaillamment Fit sien l’eternel sporophore. La passion est apaisée, Au poison de l’ellébore. Et fond la flamme ébraisée. Sait-on, ou va, vers quel port ?, La douceur, dans nos baisers ? Aux heures, où tout s’endort. Vois qui arrivent, sur, Nos rives, les remords, Les pleurs et blessures, En nos cœurs de Pandore, Meurt !, amer amour, mûr. Le temps fait déclore, Le sang, l’albumine, Choir le Soliflore, Noir de calamine. Brulons, alors ! Ne laissons rien. Buvons l’amphore, Des deux mains. De nos corps, Pillions L’or.