Willypoète
Maître Poète

Un manteau de brouillard et de pluie
Revêt notre nature qui s’enfuie,
L’azur se lézarde d’un morne gris
Et ce corbillard que lentement on suit.
Tiré par quatre chevaux à la robe noir,
Nous défilons dans la froidure du soir,
En allant vers un cimetière perdu
Là où tu resteras pour toujours étendu.
L’air est lourd et sous un ciel si bas
On ne peut que terminer par un trépas,
Les fleurs de crêpes fanés s’envolent
Porté par un vent qui ne nous console.
C’est un chemin cahotant monotone
Tapissé de feuille couleur d’automne,
Au loin un plaintif son de cloche
Annonce notre cortège qui approche.
Dans ce jardin entouré de grille rouillé
Des massifs de pierre entoure les allées,
Nous sommes là tout habillé de deuil
A suivre notre propre corps en ce cercueil.
W.L.
17/09/2016