« Je te fais de gros gros bisous !!! »
Une voix, ça n’a l’air de rien comme ça, mais ça peut te changer ta vie direct.
C’est la voix d’une môme, d’un petit rien du tout, une petite merdouille version chenille qui sait pas bouffer la feuille pour devenir papillon. Le Père Noël, il est bien là et si t’y crois pas, elle te le prouve : il est venu manger la mandarine de minuit qu’elle lui a laissée en bas du sapin. Et toc. Donc, tu la fermes.
Tu l’as jamais vue, la mioche, tu l’as eue qu’au téléphone, mais tu sais à quoi elle ressemble : un petit corps qui court partout, des boucles longues et blondes et des yeux marrons derrière des binocles à décoiffer Alice Sapritch. Un sourire et des dents de lait, exprès pour la petite souris (elle existe aussi).
Et cette voix magnifique, celle d’une gosse de quatre ans, qui te fait fondre le coeur et se signer le cur’ton d’être si grossièrement taillé dans le moule de l’homme. Et toi, ben forcément, t’as envie de la voir, pour de vrai et pas qu’en rêve, tu te dis que t’y crois pas, qu’elle est forcément comme les autres gamines, à répondre, à crier, à pleurer.
T’arrives. T’as un bouquin avec toi, une histoire de souris qui se perd dans un livre.
Décor posé de l’appart’ : des bouteilles en veux-tu, en voilà, un canapé défoncé, une table, deux chaises.
Le remplaçant du père : un mister Sheet.
La mère, au R.M.I.
Manque plus que la musique de Love Story et c’est complet.
Camille, puisqu’elle s’appelle ainsi, déboule et me saute dans les bras.
Même les lunettes sont là.
Je lui lis le livre et le jour décline sur ses boucles blondes… elle s’endort dans mes bras, peau rose au grain d’avenir.
Les soldes.
Une immense cuisinière en plastique, couteaux, casseroles, fourchettes. De quoi apprendre dès le début d’une vie à être derrière les fourneaux. Quand les jouets d’une môme seront aussi un bureau de P.D.G, tu me feras signe.
Bref.
Je prends ladite cuisinière et ce qui se trouve dedans.
Je retournerai voir Camille. Rien que pour le plaisir de revoir ses yeux brillants de joie, son sourire et le chant de bonheur marié avec, son tout petit corps serré contre le mien, de toute la force de ses tout petits bras.
J’aime assez l’idée, pour tout dire, d’être la marraine la fée, chargée de jouets.
Une voix, ça n’a l’air de rien comme ça, mais ça peut te changer ta vie direct.
C’est la voix d’une môme, d’un petit rien du tout, une petite merdouille version chenille qui sait pas bouffer la feuille pour devenir papillon. Le Père Noël, il est bien là et si t’y crois pas, elle te le prouve : il est venu manger la mandarine de minuit qu’elle lui a laissée en bas du sapin. Et toc. Donc, tu la fermes.
Tu l’as jamais vue, la mioche, tu l’as eue qu’au téléphone, mais tu sais à quoi elle ressemble : un petit corps qui court partout, des boucles longues et blondes et des yeux marrons derrière des binocles à décoiffer Alice Sapritch. Un sourire et des dents de lait, exprès pour la petite souris (elle existe aussi).
Et cette voix magnifique, celle d’une gosse de quatre ans, qui te fait fondre le coeur et se signer le cur’ton d’être si grossièrement taillé dans le moule de l’homme. Et toi, ben forcément, t’as envie de la voir, pour de vrai et pas qu’en rêve, tu te dis que t’y crois pas, qu’elle est forcément comme les autres gamines, à répondre, à crier, à pleurer.
T’arrives. T’as un bouquin avec toi, une histoire de souris qui se perd dans un livre.
Décor posé de l’appart’ : des bouteilles en veux-tu, en voilà, un canapé défoncé, une table, deux chaises.
Le remplaçant du père : un mister Sheet.
La mère, au R.M.I.
Manque plus que la musique de Love Story et c’est complet.
Camille, puisqu’elle s’appelle ainsi, déboule et me saute dans les bras.
Même les lunettes sont là.
Je lui lis le livre et le jour décline sur ses boucles blondes… elle s’endort dans mes bras, peau rose au grain d’avenir.
Les soldes.
Une immense cuisinière en plastique, couteaux, casseroles, fourchettes. De quoi apprendre dès le début d’une vie à être derrière les fourneaux. Quand les jouets d’une môme seront aussi un bureau de P.D.G, tu me feras signe.
Bref.
Je prends ladite cuisinière et ce qui se trouve dedans.
Je retournerai voir Camille. Rien que pour le plaisir de revoir ses yeux brillants de joie, son sourire et le chant de bonheur marié avec, son tout petit corps serré contre le mien, de toute la force de ses tout petits bras.
J’aime assez l’idée, pour tout dire, d’être la marraine la fée, chargée de jouets.