Enfance
Il m'arrive parfois de plonger dans mes rêves
Et revenir évoquant un passé lointain
D'une enfance si chère qui fut hélas brève
Un passé douloureux, fugace et libertin
Etendu sur l'herbe, assoupi dans mes songes
Je m'évade dans les nues, les yeux fixés au ciel
Dans cet écran fictif, mon âme, mon corps plongent
Pour m'éclipser furtif en fuyant le réel
Et l'âme éperdue, je regarde hébété
L'image de mon enfance si douce regrettée
L'enfance d'un âge ingrat, ces jours délicieux
J'y vois mon innocence en pleurs silencieux
Les jeux, les rires, ces scènes déferlent à mes yeux
D'un garnement espiègle candide et malicieux
Je garde ces souvenirs qui fuient déjà le temps
Je garde ces souvenirs qui m'ont ému longtemps
Parfois en un midi torride de chaleur
Où tout semble dormir langui dans sa torpeur
On gambadait semblables à des poulains en bandes
Parmi les champs et haies parfumés de lavandes
On taquinait les chiens, aux ânes on s'y prenait
On parcourait les landes par longues randonnées
Légers comme le zéphyr et libres de naissance
On écoulait les jours dans l'âge d'insouciance
Par les chemins poudreux, longtemps on a couru
Enivrés de soleil, cavalant les pieds nus
On allait chantonnant nez au vent un refrain
Evoquant un réel air d'un passé très lointain
Et pour aller plus vite, on suivait une descente
Et comme des forcenés, on dévalait la pente
Le chef nous incitait :" Allez fesses aux talons"
D'un cran bande de fainéants, là-bas est le vallon
Et lorsque le soleil s'incline vers l'horizon
Peignant de mille teintes les traits de l'occident
Et que l'ombre du soir estompe les parages
Epuisés par les jeux, on rentrait au village.
Alors l'obscurité efface nos silhouettes
Chacun de nous regagne son gite et sa couchette
Et nos jeux conservés dans nos pensées toujours
La nuit s'achèvera, demain il fera jour…
(L'âge de l'innocence)
Nacer. Novembre 2009
(Essai)
Il m'arrive parfois de plonger dans mes rêves
Et revenir évoquant un passé lointain
D'une enfance si chère qui fut hélas brève
Un passé douloureux, fugace et libertin
Etendu sur l'herbe, assoupi dans mes songes
Je m'évade dans les nues, les yeux fixés au ciel
Dans cet écran fictif, mon âme, mon corps plongent
Pour m'éclipser furtif en fuyant le réel
Et l'âme éperdue, je regarde hébété
L'image de mon enfance si douce regrettée
L'enfance d'un âge ingrat, ces jours délicieux
J'y vois mon innocence en pleurs silencieux
Les jeux, les rires, ces scènes déferlent à mes yeux
D'un garnement espiègle candide et malicieux
Je garde ces souvenirs qui fuient déjà le temps
Je garde ces souvenirs qui m'ont ému longtemps
Parfois en un midi torride de chaleur
Où tout semble dormir langui dans sa torpeur
On gambadait semblables à des poulains en bandes
Parmi les champs et haies parfumés de lavandes
On taquinait les chiens, aux ânes on s'y prenait
On parcourait les landes par longues randonnées
Légers comme le zéphyr et libres de naissance
On écoulait les jours dans l'âge d'insouciance
Par les chemins poudreux, longtemps on a couru
Enivrés de soleil, cavalant les pieds nus
On allait chantonnant nez au vent un refrain
Evoquant un réel air d'un passé très lointain
Et pour aller plus vite, on suivait une descente
Et comme des forcenés, on dévalait la pente
Le chef nous incitait :" Allez fesses aux talons"
D'un cran bande de fainéants, là-bas est le vallon
Et lorsque le soleil s'incline vers l'horizon
Peignant de mille teintes les traits de l'occident
Et que l'ombre du soir estompe les parages
Epuisés par les jeux, on rentrait au village.
Alors l'obscurité efface nos silhouettes
Chacun de nous regagne son gite et sa couchette
Et nos jeux conservés dans nos pensées toujours
La nuit s'achèvera, demain il fera jour…
(L'âge de l'innocence)
Nacer. Novembre 2009
(Essai)