CHENNOUFI
Maître Poète
Encore des mots
Je ressens la force vitale bouillonnée dans tout le corps
Et pourtant, je ne suis qu’un mourant
Derrière au loin me lâche le bonheur
Me reste que le noir et le froid tombeau
Comme si beau cette vue et superbe
Est-ce que je rêve ou je suis déjà mort et c’est le paradis ?
Est-ce que c’est des anges au loin là-bas ou c’est des piliers en marbres ?
Ou bien l’’avalanchee qui vient de tomber sur mon cœur cette nuit
C’est étrange, n’est-ce pas
Un mourant qui parle d’amour
Au cœur triste détruit par le chagrin
À cause d’une fleur qui a volé ma fleur
C’est étrange, n’est-ce pas
De vivre, et mourir en douleur
Et pourtant, je n’ai pas choisi mon destin
J’ai toujours voulu être, entouré de fleurs
C’est étrange, n’est-ce pas
De sourire encore, malgré la douleur
Toutes les pluies ont eu une fin
Sauf la pluie de mon cœur
Bientôt, mon chemin tirait à sa fin
Et face au vent pour elle, moi, je fais des efforts
Que les vents du nord chassent les gris nuages au loin
Je veux le beau temps et le soleil pour ma petite fleur
Je veux sentir en moi son pur parfum
Et caressé en douceur sa fine chevelure
Je veux la connaitre et la prendre dans mes bras
Avant que la mort sans la tendre, m’enveloppe très fort
On dit que le sabre est l’âme du guerrier
Désarmé oui, je le suis après tant de combats
J’ai vaincu, la misère, la peur, mais pas la maladie
Oh destin rend moi s’il te plaît la force d’autrefois
J’attends ma fille, son rendez-vous, je ne dois pas le ratai
Elle vit en moi malgré qu’elle soit loin
C’est dur parfois, et même pénible
D’attendre quelqu’un sans le voir ni entendre sa voix
Mais se peut aussi être drôle, et même joyeux le cœur qui vibre
Quand la personne attendue vient de ton foie
Je t’aime ma fille, tu es mon équilibre
Vivant, oui je le suis, et je m’appelle
Mustapha
Je t'aime
À bientôt