rivière
Maître Poète
En mai, je partirai en Sarthe
En mai, quand tressailliront les ruisseaux,
je quitterai Paris et je partirai vers l’Ouest,
j’irai en Sarthe dans le bourg de mon enfance
où m’attend ma mie.
Je n’aurai pour bagages
que la ferveur infinie des prairies
et
la romance des aubépines,
les bocages me salueront et dérouleront
des tapis de rimes
avec
l’aide des sauvagines,
je boirai l’eau des sources,
je me nourrirai
à la cime du vent
et aux frémissements de la Lumière,
qu’importe ma fatigue, je marcherai
jour et nuit, et cueillerai dans les talus
la mélodie de son souffle
et l’essaim de son sourire.
A mon arrivée, je déposerai
un œillet et un poème
sur la tombe de celle qui a éveillé
mon cœur à l’absinthe de la douceur.
Sophie Rivière
En mai, quand tressailliront les ruisseaux,
je quitterai Paris et je partirai vers l’Ouest,
j’irai en Sarthe dans le bourg de mon enfance
où m’attend ma mie.
Je n’aurai pour bagages
que la ferveur infinie des prairies
et
la romance des aubépines,
les bocages me salueront et dérouleront
des tapis de rimes
avec
l’aide des sauvagines,
je boirai l’eau des sources,
je me nourrirai
à la cime du vent
et aux frémissements de la Lumière,
qu’importe ma fatigue, je marcherai
jour et nuit, et cueillerai dans les talus
la mélodie de son souffle
et l’essaim de son sourire.
A mon arrivée, je déposerai
un œillet et un poème
sur la tombe de celle qui a éveillé
mon cœur à l’absinthe de la douceur.
Sophie Rivière