jeanclaude
Nouveau poète
EN DENOUANT LES FILS EN DENOUANT LES FILS En dénouant les fils tissés dans nos mémoires Nous repartons parfois sur nos routes d’enfant. Nous pourrons visiter les pans de nos histoires Ecrits au fil du temps sur de vieux parchemins Rangés dans les tiroirs de nos vieilles armoires Qui sont les coffres forts où dorment nos destins. En dénouant les fils tissés dans nos mémoires Nous repartons parfois sur nos routes d’enfant. Nous irons retrouver tous nos rêves d’amant Des belles d’une nuit à la douce princesse Lorsque le bonheur vrai s’accroche simplement A l’alliance donnée au jour de ma promesse. En dénouant les fils tissés dans nos mémoires Nous repartons parfois sur nos routes d’enfant. A force de courir nos courses dérisoires Nous avons déserté les chemins de l’espoir En allant nous noyer dans des mers illusoires Quand le soleil s’enfuit sur l’horizon le soir. En dénouant les fils tissés dans nos mémoires Nous repartons parfois sur nos routes d’enfant. Le temps fait son labeur d’habile tisserand En laissant après lui d’étranges passerelles Il façonne l’oubli, s’efface doucement, En s’habillant des fois de divines dentelles. En dénouant les fils tissés dans nos mémoires Nous repartons parfois sur nos routes d’enfant. jc blondel