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  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion yerdua0210
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yerdua0210

Nouveau poète
Sur un lac gelé, je t’ai rencontré enivrée d’amour,
A jamais et pour toujours tu voulais l’aimer et le respecter,
Mais la glace s’est fissurée et je t’ai vu tomber dans l’eau glacée de son regard bleu acier,
M’as-tu écouté ? Pourtant j’en ai rêvé,
Rêvé de son regard glacé qui t’eu pétrifié si tu n’avais pas été si entêtée,
Je te l’avais bien signalé…
Au fil du temps, ton lac est devenu mer, ta mer est devenue océan,
Le temps est devenu ton ennemi, le lac est devenu trop petit,
Ta mer t’a vu renaitre en mère et ton océan est devenu si grand que tu t’es perdu dedans.
Je te l’avais susurré la nuit comme on chante une berceuse,
Je t’avais murmuré que tu ne serai pas heureuse,
M’as-tu écouté ? Pourtant j’en ai rêvé,
Rêvé de ce jour où vêtue de blanc tu prononcerai le mot transcendant,
Celui qui te verrai jusqu’à la fin des temps,
Liée à ton destin pourtant innocent,
En ce mois de février, qui n’est pas la saison rêvée pour l’amour,
C’est l’hiver et le cœur est lourd,
Mais tu as persisté n’écoutant que ta passion déraisonnée,
M’as-tu écoutée ? J’aurai tant aimé
Ne plus avoir à te regarder briser,
Ne plus avoir à te regarder pleurer,
Ne plus avoir à regretter que tu ne m’es point entendu,
Perdant ton innocence et ta vertu,
Dans les méandres d’un cœur mort détenteur de ton sort.
Je t’ai repêché au fond de ce lac glacé,
En te mettant en garde une nouvelle fois,
De cesser de faire semblant d’entendre ma voix,
De reprendre confiance en toi,
De ne plus jamais faire de lui ton roi.
Au printemps tout a recommencé,
C’est la saison du renouveau, celui où il commence à faire chaud,
Et dans le froid de ton cœur, la chaleur n’était pas de trop,
M’as-tu écouté ? J’aurai tant aimé,
Ne plus te voir ainsi espérer qu’un jour il changerai,
Les matins où tu te levai cherchant au fond de son regard épais,
Cette étincelle d’amour qui t’enflammerai, je crois même que tu l’as voyait,
Mais c’était le printemps, le temps en suspend, attendant que se lève le vent,
Attendant bonnement que celui-ci te regarde différemment,
Espérant que le temps ne serai plus à l’orage,
Pour qu’enfin tu puisses tourner la page,
M’as-tu écouté ? J’ai pourtant crié
Criée de te lever et de cesser de faire semblant,
De laisser faire le vent,
Qui dans son tourment emporte aussi le néant,
Tu n’avais pas réalisé à cet instant,
L’importance de l’enfant.
Puis ce fût l’été où elle est née,
Celui qui t’as vu honorer du titre de mère bien aimée,
Et qui maintenant allait devoir assumer.
M’as-tu écouté ? J’ai pourtant crié
Que de tes cauchemars ne naîtrai plus le rêve,
Qu’il valait mieux avorter ce désir aliéné,
Tu devais cesser la guerre et demander la trêve,
Pour que cesse la brûlure de tes blessures ensanglantées.
Seule face à ton destin,
Seule face à moi,
As-tu vraiment eu le choix ?
Cela n’est pas certain.
Mais tu as continué en vain.
M’as-tu écouté ? Enfin j’ai espéré
Tu as commencé à changer, ton corps s’est métamorphosé,
Tu as entendu certaines de mes berceuses parce que tu ne dormais pas,
Tu as perçu peu distinctement le glas,
Mais c’est à ce moment là que tu as réalisé enfin,
Le destin qui était le tien,
Le destin qui était le sien,
Que s’approchait doucement la fin.
Ce fût l’automne, tu lui donnas ta main,
Mais rien n’était certain,
M’as-tu écouté ? Oui, jusqu’à la fin
Pendant que les feuilles tombaient en spirale,
Tu as compris qu’il fallait briser le cycle infernal,
Je t’ai entendu prononcer ces frêles paroles,
Qui aux yeux du monde étaient un peu folles,
Celles qui te ramenaient à moi,
Ces mots qui empruntaient ma voix,
Tu m’as entendu, nous avons vaincu.
Sur l’autel de ta liberté, tu t’es sacrifiée, tu fusses crucifiée mais tu as fini par te relever,
Pour lui, pour elle, ne cesse plus jamais de m’écouter.

Ta conscience.​
 
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