rivière
Maître Poète
Écoute les jardins de mes poésies
J’inscris sur les nervures des feuilles,
sur les murs invisibles des bocages et des forêts,
sur la terre craquelée par les sécheresses,
la clarté de ta chair de Grâce.
sur les murs invisibles des bocages et des forêts,
sur la terre craquelée par les sécheresses,
la clarté de ta chair de Grâce.
Ô ma Sirène, ma vie, mon Impératrice de liesse,
écoute les jardins de mes poésies,
elles te diront ta Lumière
que je chante, et que je placarde sur la peau des jours,
écoute les jardins de mes poésies,
elles te diront ta Lumière
que je chante, et que je placarde sur la peau des jours,
réfugie-toi en moi,
les soleils de mon Désir te réclament,
hisse vers moi le tulle d’azur,
l’essaim des oiselles danse sur le bateau du monde,
les soleils de mon Désir te réclament,
hisse vers moi le tulle d’azur,
l’essaim des oiselles danse sur le bateau du monde,
et dessine dessus mes paumes
les chemins des étoiles.
Irrigue-moi de ta tendresse,
voyage sur l’arche de mes seins,
les chemins des étoiles.
Irrigue-moi de ta tendresse,
voyage sur l’arche de mes seins,
plonge en moi,
tes bras frêles connaissent l’argile de ma délicatesse,
sois ma Pénélope, tisse chaque jour, et chaque soir,
les fils d’or de notre Passion.
tes bras frêles connaissent l’argile de ma délicatesse,
sois ma Pénélope, tisse chaque jour, et chaque soir,
les fils d’or de notre Passion.
Dès que j’erre avec toi,
adossée aux voûtes des horizons.
j’emporte en mon sac à main
qui bat contre la double amphore de mes hanches
adossée aux voûtes des horizons.
j’emporte en mon sac à main
qui bat contre la double amphore de mes hanches
des photos de Toi que je sors,
et je te contemple, car
tu es la houle de ma sève,
la bourrasque de tes regards m’illumine.
et je te contemple, car
tu es la houle de ma sève,
la bourrasque de tes regards m’illumine.
Que m’importe la stère des saisons,
seul compte l’hostie de ta présence,
et les diamants de tes lèvres dessus le gouvernail de mon clitoris,
ce soir, appareille en moi,
seul compte l’hostie de ta présence,
et les diamants de tes lèvres dessus le gouvernail de mon clitoris,
ce soir, appareille en moi,
déifie-moi,
renverse-moi à même les dais des mousses,
et face aux fanaux de lune,
égrène les roses de mes ruts !
renverse-moi à même les dais des mousses,
et face aux fanaux de lune,
égrène les roses de mes ruts !
Sophie Rivière