matheo
Poète libéré
Quand les sentiments lentement s’estompent
Dans un cœur méprisé qui aveuglement rompe
Sur les sentiers caillouteux de la déchéance
Epiant la moindre étincelle de la belle chance
Mes amours se volatilisent en fumée funèbre
Etendant encore plus l’emprise des ténèbres
Sur mes cieux où les belles étoiles s’éteignent
M‘abandonnant dans ce noir que je craigne
Les larmes ruissellent au creux de mes yeux
Désirant la consolation des mots peu joyeux
Avant de se suicider sur mes joues fragiles
Pour soulager mon âme devenue une argile
Les griffes d’une tristesse amère s’emparent
De tout mon être barricadé par les remparts
Du destin qui inlassablement me pourchasse
Et ouvre à chaque fois sur ma joie sa chasse
Quand les sentiments arrêtent de respirer
L’état de mon cœur ne fait encore qu'empirer
Je m’allonge dans la tombe de ma solitude
Pour m’hiverner dans le néant de l’incertitude