tieram
Maître Poète
D’un dernier vœu.
Las, sur ce grand lit blanc mon œil silencieux,
Je fléchis et de l’heure, aujourd’hui m’est comptée,
Quand du dernier souhait en requête attristée
D’une toile à l’écume un linceul vétilleux
j'irai loin remontant ma vie en beaux adieux
Visiter ces amants, la volupté flattée,
Perdre encore à ma foi sans vérité contée,
Mes amours interdits revivant sous mes yeux,
M’endormir du désir, peignant en ce chef-d’œuvre
Ressentir de mon être en cet appétit ivre
Dévorant l’union, de mon corps réjoui.
Nourrir tout l’univers de déraison que livre
Ainsi d’un dernier vœu, d’oraison mon orfèvre,
Vivre et mourir demain. Ho ! Lecteur ébloui.
Las, sur ce grand lit blanc mon œil silencieux,
Je fléchis et de l’heure, aujourd’hui m’est comptée,
Quand du dernier souhait en requête attristée
D’une toile à l’écume un linceul vétilleux
j'irai loin remontant ma vie en beaux adieux
Visiter ces amants, la volupté flattée,
Perdre encore à ma foi sans vérité contée,
Mes amours interdits revivant sous mes yeux,
M’endormir du désir, peignant en ce chef-d’œuvre
Ressentir de mon être en cet appétit ivre
Dévorant l’union, de mon corps réjoui.
Nourrir tout l’univers de déraison que livre
Ainsi d’un dernier vœu, d’oraison mon orfèvre,
Vivre et mourir demain. Ho ! Lecteur ébloui.