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Doux fardeaux que sont les mots.

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion Vaury
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Vaury

Nouveau poète
Lorsque mes yeux se ferment, des rimes je vois, toujours des lettres rimantes;
Je les endors dans un rêve puissant, élégamment déposées dans le berceau.
Des mots où je m'y envole, et soudainement je m'y coule agréablement;
Ils sont devenus mes amis, mes amants, doux fardeaux que sont les mots.

Ils ancrent mes jours; souvent ils m'effraient lorsqu'ils parlent de vérité.
Mais je les couve et sans soierie j'abats ce lourd rideau opaque,
Recouvrant nos âmes, les enterrant dans ce long tunnel de stupidité
Où un rêve parti rend la place à un autre arrivé, ainsi éveillé tout est sale.

Peut-être qu'après tout nous passons nos vies à dormir. Et si c'était vrai ?
Autant mourir et laisser place aux courageux, aux idées bien faites et hautes.
Ceux qui pourraient refaire de notre terre les sept-commandements sans chimère.
Nous sommes trop nombreux ici bas, inutiles et pourtant de la terre les bourreaux.

Nos silences sont tellement bruyants que souvent il faut y mettre dans l'oreille de la cire.
Maudit soit ce rêveur imperturbable et stupide ne servant qu'une cause, l'illusion de la sienne.
De vivre au travers un voile de songes ou plutôt de mensonges; c'est plus juste de le dire ainsi.
J'ai puisé tous mes mots pour te dire que je t'aime, Terre, mais rien à faire, trop de misère.

Chez les hyènes, et si je vous parle des vautours, vous n'allez plus rien comprendre; alors je me tais.
Aimes si tu le veux humain, mais au moins cela fait le bien, ne le fais pas pour rien..... Comment pour rien ?
Je vais te raconter une histoire, demain elle parlera de rien. C'est tout ce qui se passe dans ton oreille
Humain lamentable et stupide rêveur qui ne ressemble plus à rien, même en regardant loin...
 
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