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Douces ombres

fantasqueutopie

Nouveau poète
L'obscurité noire, glaciale et humide
S'est étendue, comme une trainée de poudre,
Sur l'avenue dangereuse et aride.
Une à une, les lumières semblent se dissoudre.
Aucune enseigne délimite ce domaine;
L'endroit, sauvage artificiellement,
Devient soudain un vaste terrain de haine
Que personne fréquente volontairement.
L'église obscure frappa la cloche sept coups.
L'éclairage urbain fit son apparition,
Honteux de sa pauvre illumination,
L'esprit vaquant à ses policiers bas coût.
Cinq silhouettes jouent entre elles, sorte de rosace
Assez maladroitement, elles se déplacent
Elles courent enfantines sur les douces pentes
Angoissantes, mais étrangement amusantes
Ces ombres suaves intimident nos pauvres âmes
Leurs généreuses formes laissent tout à penser
Les mouvements perçus, telles de sombres flammes
Intriguent par leur silence porteur de secrets
Enigmatique danse, elles se rejoignent et s'enlacent
Pour ne former plus qu'un dans la pénombre
Le rapprochement intime; les traces s'embrassent
Sous l'éclairage, un terrifiant surnombre
S'adaptant aux reliefs des sépultures,
Les lignes surpuissantes s'imposent face au dur.
Leurs présences font l'effet d'une armée
De la paix, inoffencive, acidulée.
Accompagnées ou accompagnantes ?
Elles se sont entichées d'une tête pensante
Déjà perturbé par la douce volupté
Qui vient de lui être arrachée, enterrée.
 
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