Eikode
Poète libéré
Toi que tout le monde craint et fuit,
Lorsque ton ennemie s'acharne sur moi,
Je pense à toi, parfois le jour, et même la nuit :
Il m'arrive de te désirer bien plus qu'on ne le croit.
Personne ne connait mon admiration pour toi,
Car si quelqu'un l'apprend un jour, c'est certain,
Cette fascination provoquerait l'effroi :
On m'interdirait de prendre alors ton chemin.
Pourquoi ignores-tu mes cris de sang ?
N'entends-tu pas mon être aspirer à l'éternel repos ?
Toi seule peut comprendre pourtant,
Car tu vois bien que suis lasse de tant de maux.
Mon désir étouffé par la logique du monde,
Qui force à avancer tant que l'on respire.
La naissance pourtant n'aboutit qu'à la tombe,
Alors laissez moi commettre le pire.
J'aspire avec joie de rejoindre ma sépulture.
Nul ne doit craindre de me voir quitter ces lieux.
Pour qui ignore ce que j'endure,
Il sera difficile d'en comprendre l'enjeu.
Seule toi peut entendre ma supplique et son sens,
Car tu constate que je suis moins encore qu'hier,
Et que chaque jour me fait perdre patience ;
Laisse moi retourner à la poussière.
Je n'ai plus la force de me battre de ce côté ci,
Permets moi de m'engouffrer dans ton Néant.
Laisse moi te rejoindre et abandonner la Vie,
Que je puisse à tes côtés observer les vivants.
Lorsque ton ennemie s'acharne sur moi,
Je pense à toi, parfois le jour, et même la nuit :
Il m'arrive de te désirer bien plus qu'on ne le croit.
Personne ne connait mon admiration pour toi,
Car si quelqu'un l'apprend un jour, c'est certain,
Cette fascination provoquerait l'effroi :
On m'interdirait de prendre alors ton chemin.
Pourquoi ignores-tu mes cris de sang ?
N'entends-tu pas mon être aspirer à l'éternel repos ?
Toi seule peut comprendre pourtant,
Car tu vois bien que suis lasse de tant de maux.
Mon désir étouffé par la logique du monde,
Qui force à avancer tant que l'on respire.
La naissance pourtant n'aboutit qu'à la tombe,
Alors laissez moi commettre le pire.
J'aspire avec joie de rejoindre ma sépulture.
Nul ne doit craindre de me voir quitter ces lieux.
Pour qui ignore ce que j'endure,
Il sera difficile d'en comprendre l'enjeu.
Seule toi peut entendre ma supplique et son sens,
Car tu constate que je suis moins encore qu'hier,
Et que chaque jour me fait perdre patience ;
Laisse moi retourner à la poussière.
Je n'ai plus la force de me battre de ce côté ci,
Permets moi de m'engouffrer dans ton Néant.
Laisse moi te rejoindre et abandonner la Vie,
Que je puisse à tes côtés observer les vivants.