LUZE
Animatrice
Dis-moi le vent ...
- « Dis-moi le vent où t’en vas-tu
lorsque tu passes dans le saule faisant danser la longue robe
de ses branches en frissonnement de feuillage ? »
- « Je m’en vais souffler dans les nues et dans les brumes du matin,
les effilocher en douceur pour peindre le ciel d’aquarelle
et les découper en rubans que j’irise des belles couleurs de l’aurore,
afin que les jolies sirènes puissent les cueillir en rêvant,
pour orner l’ondoiement de leur chevelure, colorant les fonds sous-marins
Puis en course sur l’océan, amoureux fervent de ses vagues,
je cisèle toutes leurs crêtes afin qu'un rayon scintillant
du soleil les irise de reflets changeants. »
- « Amoureux, le vent ?
Mais alors, Eole serait donc coquin ? »
- « J’aime jouer tout simplement, emportant tous les grands oiseaux
qui se plaisent dans mes courants, qui planent, se grisant de moi.
Je fais frissonner leurs plumages, avec l’aigle royal je voyage,
je vois les sommets enneigés. Avec le goéland, sur les mers et les océans
je rase les vagues nacrées ou bien dans les voiles d’aurore que j’emporte
en de folles courses, je capture des milliers d’étoiles pour les déposer
en rosée sur toutes les fleurs des jardins !
Mais ce que j’aime par-dessus-tout, c’est m’amuser dans les dentelles
passant, mutin, dans les frou- frou sous les jupes des demoiselles,
découvrant cuisses de satin, frôlant la soie de leurs dessous.
Là, je vis, je ris et j’exulte et quand je peut, sur leurs cheveux,
prendre un chapeau dans ma folie, j’aime leurs cris
et tous leurs rires que j’emprisonne dans mon souffle
pour les porter dans les déserts, les faire, dans le grand silence,
éclater, dans un envol de sable d’or
- « Dis-moi le vent où t’en vas-tu
lorsque tu passes dans le saule faisant danser la longue robe
de ses branches en frissonnement de feuillage ? »
- « Je m’en vais souffler dans les nues et dans les brumes du matin,
les effilocher en douceur pour peindre le ciel d’aquarelle
et les découper en rubans que j’irise des belles couleurs de l’aurore,
afin que les jolies sirènes puissent les cueillir en rêvant,
pour orner l’ondoiement de leur chevelure, colorant les fonds sous-marins
Puis en course sur l’océan, amoureux fervent de ses vagues,
je cisèle toutes leurs crêtes afin qu'un rayon scintillant
du soleil les irise de reflets changeants. »
- « Amoureux, le vent ?
Mais alors, Eole serait donc coquin ? »
- « J’aime jouer tout simplement, emportant tous les grands oiseaux
qui se plaisent dans mes courants, qui planent, se grisant de moi.
Je fais frissonner leurs plumages, avec l’aigle royal je voyage,
je vois les sommets enneigés. Avec le goéland, sur les mers et les océans
je rase les vagues nacrées ou bien dans les voiles d’aurore que j’emporte
en de folles courses, je capture des milliers d’étoiles pour les déposer
en rosée sur toutes les fleurs des jardins !
Mais ce que j’aime par-dessus-tout, c’est m’amuser dans les dentelles
passant, mutin, dans les frou- frou sous les jupes des demoiselles,
découvrant cuisses de satin, frôlant la soie de leurs dessous.
Là, je vis, je ris et j’exulte et quand je peut, sur leurs cheveux,
prendre un chapeau dans ma folie, j’aime leurs cris
et tous leurs rires que j’emprisonne dans mon souffle
pour les porter dans les déserts, les faire, dans le grand silence,
éclater, dans un envol de sable d’or
