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Diagnostic amoureux (voila comment TU aimes

LordOvyan

Nouveau poète
Diagnostic amoureux (voila comment TU aimes)
En pleine crise d’anorexie boulimique, j’ai découvert que le choix ne se choisit pas et que le chômage culturel persiste à pourrir tes artères, comme tes neurones, après tout, la moisissure s’en branle pas mal.. Puis tu te fais une meuf, et tu vois à quel point t’as l’air con avec tes artères qui te font la gueule quand tu fumes trop, et tes neurones qui foutent le camp à la veau d’eau. Et tu aimes, autant que son sourire te le permet, et elle te poignarde, parce que comme la moisissure, elle moisit ton cœur et ta morale, et laisse ta dépouille verdir agréablement sur le bas-côté. Tu crois que tu vas crever. Tu te dis que c’est la fin, que ton cœur, ta morale, que tes artères et ton cerveau sont trop touchés par la vermine pour fonctionner correctement, c’est con, t’aimais bien respirer et fumer. Mais faut dire que tu l’as cherché, tu as aimé la pourriture. L’ambulance arrive alors, et une gentille doctoresse au décolleté plongeant te fait un petit bisous empoisonné sur la joue, et tu saute comme une chèvre des montagnes. Elle achève de t’amputer les artères, le cerveau, le cœur et la morale et toi tu la regarde faire avec un grand sourire à la con, heureux comme avec ta femme.
Et alors que tu sors à peine de convalescence, que tu commences à peine à entrevoir la greffe de cœur, de cerveau, d’artères et de morale, voilà l’Assassine qui surgit la larme à l’œil, la conscience jaunie par les remords, qui se met à tes pieds et qui t’hurle qu’elle t’aime. Alors pour accélérer la greffe de cœur et de morale, tu lui dis que toi aussi, tu n'as jamais cesser de l'aimer, mais tu mens, après tout hein ?
Alors tu fais comme si tu aimais, mais c’est faux, tu n’aimes pas, tu t’en branles mon petit père. Et t’écris un peu de jolie poésie avec des mots compliqués pour faire genre t’as de la culture et des revendications, mais tu n’as plus de culture, plus de morale, plus d’artère et plus de cœur.
Et tu t’en rends compte au fur et à mesure. Tu te rends compte que tu manques terriblement de cœur, à un tel point que tu étouffes celle qui se dit t’aimer. Et tu te surprend à baiser une autre chair que celle qui t’es légitime. Puis une autre. Et un autre encore. Bravo Roméo, tu baises Juliette là. Tu lui brises son cœur, tu le lui arrache, et sa morale aussi avec, pour lui apprendre quelque chose, ça lui fera un peu de culture, déjà qu’elle n’a pas de cerveau, elle sera comme toi maintenant, brisée, âme errante maudite.
Et tu souris. Tu tousses. Tu n’aurais pas dû fumer autant. C’est la Crise Cardiaque de l’Amour, le Cancer de la Morale, et la Cirrhose de l’Intelligence. Bravo, tu as survécu à la pourriture, tu ES la pourriture.
Et tu souris méchamment en toussant.
 
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