GRIZAUD
Nouveau poète
à Bernard DIMEY, DEVISAGER SA VIE (centon*) « J’ai vécu comme un fou, un bon quart de ma vie La clef dans le pot de fleur et la porte tirée Les gosses qui m’ont connu, bien sûr, ils ont grandi Je tire mon chapeau à ceux qui sont passés ». « Dans les soirs cloutés d’or de l’enfant que j’étais Sa rallument soudain le rire et les chansons Des programmes comm’ ceux-là, vous n’en verrez jamais Quoiqu’ayant du principe et de la religion » . « On regrette toujours les vertus de l’enfance Tous les grands chevaux blancs qui couraient dans les rues Qu’il me semble parfois, aujourd’hui quand j’y pense Je peux dire, et c’est vrai, j’ai fait ce que j’ai pu ». « J’ai toujours adoré Paris quand la nuit tombe Les femmes de hasard qui passaient dans mon lit Le jour où je n’aurai plus rien à dire au monde On peut aller tout seul dévisager sa vie ». Stephen BLANCHARD 19, allée du Maconnais 21000 DIJON aeropagblanchard@aol.com *Centon : le centon est un texte constitué de vers ou de fragments à un ou plusieurs auteurs. Voici un centon que j’ai formé à partir de l’œuvre de Bernard Dimey. Le centon vient du mot latin Centro lui-même tiré du grec Kentrôn qui désigne un habit fait de divers morceaux ou de guenilles rapiécées. Dans le jeu du centon, la copie et le plagiat sont légalisés ! Il en est de même pour les montages artistiques de Braque ou Picasso. Le plus périlleux dans ce jeu, c’est de donner un sens à l’œuvre.