Lunaire
Nouveau poète
Destruction de ces femmes :
D e puis La Nuit Des Temps tu as toujours souffert
En silence tes bleus que tu croyais indemnes
Si tu pouvais sortir des creux de ta tanière
Terminer ta tristesse coulant dans tes veines
Redevenir humaine, forte, indépendante
Ulcérer tes blessures, oublier le passé,
Coulures des traces, ta joie agonisante
Tracée en myriades au fil de leur gaieté.
Ils n’ont jamais cessé de t’insulter disgrâce
Où sont partis tes droits dont tu étais si fière ?
Néants volatilisés dont l’espoir te lasse.
Dorée sera ton âme au fil de tes chimères
Eclairée par la joie des cœurs infortunés.
Cuitées, ces âmes le soir, ne trouvant de pantins
Engendreront tes bleus au fil des heures passées
Sans entendre tes cris appelant le destin.
Fille encore si jeune, pourtant est victime
Enjôlée par la souffrance qu’elle supporte
Malheureuse dans son trou recherchant sa cime,
Mouillés sont ses yeux, son âme se croit déjà morte.
Et attends lentement la fin de ses durs maux.
Son triste destin pour calmer ses longs sanglots.