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DESOLITUDE

georgesadriun1

Nouveau poète
DESOLITUDE
Je regarde ma montre, l’horloge
Elle aussi imbattable de son temps
Les minutes les heures s’enchaînent
Je compte le temps, je m’entraîne
A savoir si je sais le compter
Comme le dompteur sait dompter...

Les jours défilent immuables
Toujours les mêmes jours
Lundi, mardi, mercredi, jeudi
Vendredi samedi dimanche, lundi...
Ils s’égrènent impitoyables,
Les uns après les autres, longs, lourds...

Après les jours s’échelonnent
Toutes aussi imperturbables
Les semaines après d’autres semaines,
Sans que je sache où elles me mènent,
Cette semaine on m’a ouvert le bras
Mais personne ne m’ouvre les bras...

Les mois se succèdent, lents
Et rapides, en moi toujours
Cette immense emprise du vide
Mon corps, mon âme, mon cœur,
Entiers, eux aussi, ils se vident,
La peau de mes mains se ride...

Quatre années ont déjà passées,
Et ma tête et mes membres blessés,
Se reconstruises fatigués, lassés,
Personne ne peut m’aider ou user
D’artifices car mon âme est épuisée
De leur moralité trop blasée...

Mon corps, à ses douleurs
C’est totalement banalisé,
Il semble ne plus avoir de cœur,
Ne se trouble plus de ses torpeurs
De ses lassitudes ou de ses suées
Prédestinées, percées, pincées, assenées...

J’ai cette impression d’être coupé,
D’une partie de mon corps, la moitié,
Je ne sens rien au bras, à la main, au pied
Juste un fourmillement discret, secret,
Mais bien persistant, insidieux
Comme un mal vous ronge, pernicieux...

Et puis mes membres récusent
Le geste spontané, le sursaut instinctif
Pour se sauver ou esquiver les dangers
Naturels de la vie, simple; juste à bouger,
Juste pour ne pas être condamné
Avoir le droit d’accepter ou celui de la ruse...

Mon corps tout entier vit
Ne sait plus feindre ou jouer
Il subit terrassé presque résigné
Il est devenu une pile ou une batterie
Il bat, cogne, fustige, se révolte
Dans sa grandeur rapetissée rouée...

Mon âme s’est emportée
Dans un amour désabusé
Elle ne s’est pas résigner
A l’adversité des différences
D’âges et de distance
Elle est buttée quoiqu’on en pense...

Elle n’est plus en colère
Plus en révolte contre la terre toute entière
Elle est émiettée éparpillée, se désespère
De vivre son pire des calvaires
Mon ventre en moi souffre, s’exaspère
Comme l’enfant bat le ventre de sa mère...


Tout en moi me fait si mal
Mon corps, mon cœur, mon âme, tout a mal,
Ça me fait si mal, si mal....
Je ne pleure pas, ne pleure plus
Mes larmes ont disparues
Juste un sanglot de temps en temps se rue...

Il arrive comme ça, me plie, me tue
Brusque sursaut, éphémère soubresaut
Mon corps mon cœur, mon âme se convulsent
Ça vient des pieds jusqu’en haut
Mes jambes sous moi se dérobent
M’asseoir pour lutter contre l’opprobre...

Le sac de douleurs que je porte
Est immense, devient pour moi seul trop lourd
Il y a déjà trop longtemps que je supporte
Des efforts à battre et à porter le destin de ma vie
Je crois que Satan à fait son festin de ma vie
Je suis à présent le tigre solitaire, triste et sans amis...


Georges Adrien PARADIS le 20 février 2008 à 15h00
 
c est beau c est triste la c est mon coeur qui vient d en prendre un coup
 
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