rivière
Maître Poète
Des éclairs sillonnaient le ciel
La sueur coulait sur les lys de ta chair
en cette nuit de juillet,
dans la chambre de notre hôtel,
à Paris, en l’île Saint-Louis,
en cette nuit de juillet,
dans la chambre de notre hôtel,
à Paris, en l’île Saint-Louis,
ô ma cousine,
ô ma Douceur au casque d’ébène,
tes longs cheveux bouclés
pendaient à la vergue de ton dos,
ô ma Douceur au casque d’ébène,
tes longs cheveux bouclés
pendaient à la vergue de ton dos,
ton déshabillé de soie gisait, parure inutile,
avec tes vêtements sur un fauteuil.
Tu cherchais en vain le sommeil,
parfois tes bras étreignaient la force du vide,
avec tes vêtements sur un fauteuil.
Tu cherchais en vain le sommeil,
parfois tes bras étreignaient la force du vide,
des éclairs de chaleur sillonnaient le ciel,
et éclairaient le fruit rouge de ta bouche,
des parfums de glycine entraient
en notre chambre par notre fenêtre,
je me dévêtis, lascive, je gagnai ta couche,
et à genoux devant la citadelle de tes seins pigeonnants,
ma langue honora longuement la cerise de tes mamelons,
l’amphore de tes hanches,
et éclairaient le fruit rouge de ta bouche,
des parfums de glycine entraient
en notre chambre par notre fenêtre,
je me dévêtis, lascive, je gagnai ta couche,
et à genoux devant la citadelle de tes seins pigeonnants,
ma langue honora longuement la cerise de tes mamelons,
l’amphore de tes hanches,
et l’hermine de ton pertuis,
d’abord surprise, tu te montras câline,
tu rugis, tu hurlas de bonheur,
puis devenue hardie,
d’abord surprise, tu te montras câline,
tu rugis, tu hurlas de bonheur,
puis devenue hardie,
tu me renversas et tu me chevauchas des heures durant
jusqu’à ce que je te demande Grâce,
ô mon Amour,
depuis lors, nous vivons en notre borde
avec en notre coeur
la
douceur de la Grâce, de la tendresse, et
de la Féminité !
jusqu’à ce que je te demande Grâce,
ô mon Amour,
depuis lors, nous vivons en notre borde
avec en notre coeur
la
douceur de la Grâce, de la tendresse, et
de la Féminité !
Sophie Rivière