totora
Nouveau poète
"Derrière moi, il y a le passé... Il me fait peur et étrangement, plus il me fait peur et plus je l'espère, c'est bête hein ? De toute façon j'ai aussi peur du présent, et du futur, mais eux je ne les aimes pas... Ils ne m'apportent que honte et tristesse... J'écris ce texte pour rejeter la faute sur quelqu'un d'autre... Histoire de me rassurer et de me dire que je n'ai pas perdu tout ce qui m'étais cher. Je ne sais pas oublier les plaies, oublier leurs présences, car elles sont là et bien là, visibles, douloureuse, ça se voit dans mes maux, dans mes frissons, sur mon visage, ça s'entend dans mes bavardages incessant, tant ils sont faux, tant ils existent simplement pour mieux faire taire la douleur... Et puis quand je ferme les yeux, je la voie, sa bouche, laissant s'échapper un de ces sourires qu'elle laisse rarement paraître, ses lèvres, ses joues qu'elle n'arrivait pas à empêché de rougir, ses yeux bleus, qui semblait une mer infinie et calme, ses cheveux un peu perdus, flottant par mèches épars, qu'il fallait remettre en place, et elle. Elle, le bras sur le dossier du banc, le vent léger flottant atténuant la chaleur d'un mois de juin. Son regard. Son regard dans le mien, plongés, un sourire et... Rien... Pourquoi ? Je ne sais pas... rien. Pourquoi rien ? Par ce que j'en avais envie, par ce que j'en ai rêver des années, par ce que je l'ai plus qu'espérer, par ce que j'allais pleurer, par ce que j'allais rêver, par ce que j'aurais surement été heureux... Par ce que j'ai eu peur ? Pourquoi ? Je n'en sais rien... Pourquoi ? Par ce que je n'en songeais que trop... Par ce que j'ai aussi pensé à elle, par ce que c'était premier ? Par ce que c'était le dernier, le dernier jour de mes songes... Le bouquet final. Par ce qu'après cela j'aurais été libre, libre de tout ces écrits que j'écris depuis des années, ces mots mièvres, mielleux, ou quoi que ce soit d'autre... ça doit être ça... Ou bien, ou bien... J'aurais été con, surement... Pourquoi ? Par ce que je l'aime, par ce qu'elle m'a aimé, par ce que je l'attendrais, par ce qu'elle m'avait accepté... Et rien. Et aujourd'hui ? Rien, un silence, le regard posé sans cesse sur le téléphone espérant un de ses mots, un de ses murmures, quelque chose... Rien... aucun pas vers moi, alors moi parfois j'essaie... mais rien. Une douleur, un vide à l'estomac. Non je ne passe pas à autre chose, par ce que... par ce que je suis con. Par ce que j'attends, que le temps passe, par ce que j'attends, et je m’écœure, par ce que j'attends. Pourquoi ? Je ne sais pas, pour rien, j'attends... j'écoute aussi, le Chagrin me hurler, là, tout au fond dans mon crâne, me hurler qu'elle était déjà loin hier, et qu'elle ne le seras que plus demain. Et plus je ferme les yeux, plus je songes à ça, alors j'essaie de garder les yeux ouverts, de m'endormir tard, de me lever tôt, de faire des nuits blanches même ! Des nuits blanches, à écouter mes maux puisqu'il faut bien que je m'écoute lorsque le papier me refuse... Et puis bon... Il arrive forcement que les paupière réussissent à fermer, même un instant, même une seconde... Les paupières se ferment et inondent mes pensées de son visages."
[ J'écris ce texte, surtout pour rejeter la faute sur un autre, n'importe qui , mais pas moi, histoire de peser un instant sur le sol, le fardeau que j'ai sur les bras.
Non, si tu veux vraiment savoir, je ne suis pas passé à autre chose moi.
A .... Non rien du tout. Pourquoi ? J'attends le vide dans mon estomac.]
[ J'écris ce texte, surtout pour rejeter la faute sur un autre, n'importe qui , mais pas moi, histoire de peser un instant sur le sol, le fardeau que j'ai sur les bras.
Non, si tu veux vraiment savoir, je ne suis pas passé à autre chose moi.
A .... Non rien du tout. Pourquoi ? J'attends le vide dans mon estomac.]