BnZ
Nouveau poète
C’est une fleur dont on arraché les pétales,
Une lointaine brume qui frôle nos peaux insensibles,
Une poétesse exsangue qui murmure son dernier récital
D’une voix meurtrie, teintée d’une peine incoercible.
On lui tourne le dos, placide et froid
Comme des lames de verre aiguisées
Pendant que dans un dernier soupir mêlé d’effroi,
Elle chuchote, à demie morte, la fin de sa triste destinée.
On a arraché son cœur par la force de notre turpitude.
On l’a usé jusqu’au plus profond de ses entrailles.
Elle, dans une infini mansuétude,
A tout donné, sans compter, sans aucunes failles.
Elle s’écroule, son corps frêle et abimé bientôt cédera
Et on continu de tergiverser.
Ses yeux sont à demie-ouverts, sans éclat.
Elle git sur le sol, tend une main apeurée.
Une rose est lancée du milieu de la foule
Qui ne comprend pas. L’ignorance règne.
Il est trop tard, la rose fane et le corps coule.
Je crois bien qu’il est trop tard, les lumières s’éteignent
Il est trop tard.
Une lointaine brume qui frôle nos peaux insensibles,
Une poétesse exsangue qui murmure son dernier récital
D’une voix meurtrie, teintée d’une peine incoercible.
On lui tourne le dos, placide et froid
Comme des lames de verre aiguisées
Pendant que dans un dernier soupir mêlé d’effroi,
Elle chuchote, à demie morte, la fin de sa triste destinée.
On a arraché son cœur par la force de notre turpitude.
On l’a usé jusqu’au plus profond de ses entrailles.
Elle, dans une infini mansuétude,
A tout donné, sans compter, sans aucunes failles.
Elle s’écroule, son corps frêle et abimé bientôt cédera
Et on continu de tergiverser.
Ses yeux sont à demie-ouverts, sans éclat.
Elle git sur le sol, tend une main apeurée.
Une rose est lancée du milieu de la foule
Qui ne comprend pas. L’ignorance règne.
Il est trop tard, la rose fane et le corps coule.
Je crois bien qu’il est trop tard, les lumières s’éteignent
Il est trop tard.