caroline62100
Nouveau poète
Du temps où j'étais morte
Je n'étais jamais emmerdante
Je ne râlais pas dans les files d'attente
J'adorais le tilleul-menthe
Du temps où j'étais morte
Je ne perdais jamais mes clés
Je n'avais pas besoin de serrurier
Le soir, quand je rentrais
Cette condition m'allait, ma foi, très bien
Si j'étais morte, je n'en savais trop rien
Du temps où j'étais morte
Je caressais mon chihuahua
Il aboyait tout contre moi
Et faisait toute ma joie
Du temps où j'étais morte
Sur mon vélo j'étais un ange
Je m'arrêtais avant l'orange
Sans que cela ne me dérange
Je me demandais quand même, certains matins,
"Est-ce qu'on peut vivre tout en étant défunt ?"
Du temps où j'étais morte
Pas de chagrin, pas d'émotion
Pas de place pour les déceptions
Ni pour se poser des questions
Du temps où j'étais morte
Agrippée à ma serpillière
Je passais mon temps
Nez contre terre, traquant la poussière
À la maison ça respirait l'ennui
Je me suis dit
"Et si j'essayais la vie ?"
Depuis que je suis en vie
On m'interdit les salles d'attente
J'ai arrêté le tilleul-menthe
Je prends du Tranxène 40
Depuis que je suis en vie
J'ai ma carte de fidélité
Chez presque tous les serruriers
Je suis une V.I.P.
Rien qu'entre nous, c'est Chris que je préfère
Car y a pas qu'en serrures qu'il sait y faire
Depuis que je suis en vie
Ils ont confisqué mon vélo
Pourtant j'avais mis un turbo
C'est des vilains, des pas beaux !
Depuis que je suis en vie
Mon chien a trop mangé de poussière
Il est parti pour prendre l'air
Du côté de saint Pierre
Oui, mais du chien, j'ai gardé l'humeur
C'est maintenant moi qui aboie à toute heure
Ouah ouah ouah...
À la maison on est tous chez le psy
Mais on goûte enfin au bonheur d'être en vie
Depuis que je suis en vie
Je n'étais jamais emmerdante
Je ne râlais pas dans les files d'attente
J'adorais le tilleul-menthe
Du temps où j'étais morte
Je ne perdais jamais mes clés
Je n'avais pas besoin de serrurier
Le soir, quand je rentrais
Cette condition m'allait, ma foi, très bien
Si j'étais morte, je n'en savais trop rien
Du temps où j'étais morte
Je caressais mon chihuahua
Il aboyait tout contre moi
Et faisait toute ma joie
Du temps où j'étais morte
Sur mon vélo j'étais un ange
Je m'arrêtais avant l'orange
Sans que cela ne me dérange
Je me demandais quand même, certains matins,
"Est-ce qu'on peut vivre tout en étant défunt ?"
Du temps où j'étais morte
Pas de chagrin, pas d'émotion
Pas de place pour les déceptions
Ni pour se poser des questions
Du temps où j'étais morte
Agrippée à ma serpillière
Je passais mon temps
Nez contre terre, traquant la poussière
À la maison ça respirait l'ennui
Je me suis dit
"Et si j'essayais la vie ?"
Depuis que je suis en vie
On m'interdit les salles d'attente
J'ai arrêté le tilleul-menthe
Je prends du Tranxène 40
Depuis que je suis en vie
J'ai ma carte de fidélité
Chez presque tous les serruriers
Je suis une V.I.P.
Rien qu'entre nous, c'est Chris que je préfère
Car y a pas qu'en serrures qu'il sait y faire
Depuis que je suis en vie
Ils ont confisqué mon vélo
Pourtant j'avais mis un turbo
C'est des vilains, des pas beaux !
Depuis que je suis en vie
Mon chien a trop mangé de poussière
Il est parti pour prendre l'air
Du côté de saint Pierre
Oui, mais du chien, j'ai gardé l'humeur
C'est maintenant moi qui aboie à toute heure
Ouah ouah ouah...
À la maison on est tous chez le psy
Mais on goûte enfin au bonheur d'être en vie
Depuis que je suis en vie