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Depuis, ma douce, je suis ta féale

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion rivière
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rivière

Maître Poète
Depuis, ma douce, je suis ta féale

Sur les paupières de l’aube,
j’ai trouvé au détour d’un chemin,
l’extase de ton sourire, l’ébène de ta chevelure,
ma mie, toi mon faon à la fleur d’étoile,


tu mendiais la clef des comètes
et l’ode du printemps
dans
la prée, là où coule le Loir,


les geais m’ont révélé
les paroles de ta lyre,
le miracle de ta splendeur
au balcon des astres.


Je t’ai emmenée en ma maison
car tu avais faim et soif,
et tu t’es endormie,
terrassée de fatigue,


à même le sol,
dans ta robe de brocart,
je t’ai rejointe,
enveloppée du châle de ma tendresse,


et je me suis assise à tes côtés.
J’ai reposé ta tête contre mon sein,
sur le voile de ma tunique d’organdi,
au gré des noces d’attente.


A ton réveil,
tu m’as conduite par la main
près de ma couche,
ô ma fleur de grâce,


tu m’as dévêtue,
puis j’ai effeuillé les roses de ta chair de marbre
qui pâlissait
parmi l’écorce de la pénombre.


Tes bas de soie
aux brillances volages crissèrent
sous le diadème de tes cuisses câlines
et dénouèrent la prière de ton clitoris,


alors,
éblouies
par
la rosée de nos désirs,


nous avons jouté d’offrandes,
et nous nous sommes aimées
jusqu’à la fin du rivage du jour et de la nuit,
depuis, ma douce, je suis ta féale !


Sophie Rivière
 
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