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Demain, nous gagnerons Lesbos

rivière

Maître Poète
Demain, nous gagnerons Lesbos

Viens, cachons-nous dans ces boqueteaux
que tu vois là-bas, encore pantelants de rosée,
où la soie de l’herbe et de la mousse
déroule des duchés d’ombre et de lumière,

nous nous aimerons sous le regard bienveillant
des golfes de soleil et des oiseaux,
car le monde est cruel
envers les femmes qui s’aiment.

Prends ces violettes
que j’ai cueillies, voilà peu,
alors que je t’attendais,
le cœur éperdu de tendresse,

et presse-les contre toi
pour t’imprégner de leur odeur suave,
toi dont l’âme n’est que bonté,
mélodie et transparence,

déjà mes mains câlinent ton front de sagesse
et ta chair de grâce, étendons-nous sur la ciselure de gloire
des bourgeons, et célébrons tes râles de bonheur
sous le panthéon des ramilles.

Demain,
ma maîtresse au sourire de clarté,
nous partirons loin de ces hommes
qui nient les sèves de l’amour,

et nous gagnerons
pour toujours Lesbos,
cette île de quiétude
où nos compagnes sont Reines !


Sophie Rivière
 
Dernière édition:
Demain, nous gagnerons Lesbos

Viens, cachons-nous dans ces boqueteaux
que tu vois là-bas, encore pantelants de rosée,
où la soie de l’herbe et de la mousse
déroule des duchés d’ombre et de lumière,

nous nous aimerons sous le regard bienveillant
des golfes de soleil et des oiseaux,
car le monde est cruel
envers les femmes qui s’aiment.

Prends ces violettes
que j’ai cueillies, voilà peu,
alors que je t’attendais,
le cœur éperdu de tendresse,

et presse-les contre toi
pour t’imprégner de leur odeur suave,
toi dont l’âme n’est que bonté,
mélodie et transparence,

déjà mes mains câlinent ton front de sagesse
et ta chair de grâce, étendons-nous sur la ciselure de gloire
des bourgeons, et célébrons tes râles de bonheur
sous le panthéon des ramilles.

Demain,
ma maîtresse au sourire de clarté,
nous partirons loin de ces hommes
qui nient les sèves de l’amour,

et nous gagnerons
pour toujours Lesbos,
cette île de quiétude
où nos compagnes sont Reines !


Sophie 839

this HTML class. Value is

this HTML class. Value is Le bain des nymphes.
 
Le bain des nymphes.

Face aux sources claires les nixes
Vêtues de soie ocre de Palmyre
Se laissent bercer et admirent
L'eau chrysalide où couche Nyx

Aucun Narcisse n'est convié
Quand à ces heures perdues
Elles mettent leurs corps à nues
Pour se baigner dans le vivier

L'âme du saphisme les ronge
Et des mains vertueuses caressent
Les chevelures des déesses
Qui sous l'onde d'eau douce plongent

Sur l'herbe chaude après ce bain
Se laissent envoûter fiévreuses
Aux baisers sur leur chairs heureuses
Qu'elles échangent d'un air coquin

Les langues sur les roses agiles
Des lèvres se mêlent aux feux
Des effluves de leurs cheveux
Courant sur leurs jambes vagiles

Leurs échanges est à la beauté
Aussi pure que leurs hymens
De jeunes filles ; des noumènes
Sans consensus de fausseté

Aux interludes tribadiques
Les voluptueuses naïdes
Après que les douces baignades
Jades les aient comblées éradiquent

Toutes morales masculines
Et tous leurs ébats enfantins
Ont l'innocence des satins
Des étoiles si féminines...
 
Grand intêrèt culturel que cette île en mer Egée.. "Un bel Amour de marbre bleue à Mytiléne" pourrait être le titre d'un film....
un coin superbe pour la baroudeuse que je suis ,y ai passé de jolis moments..A vous deux à présent..
Bises jj
ps
beau cadeau de Daniel
 
Dernière édition:
Chère jojo,

Je te remercie pour la chaleur de ton message.

Je suis tombée amoureuse des vers de Sappho dès que j'en ai eu connaissance, vers 14 ans, et je n'ai eu de cesse que de me procurer ses écrits saphiques, bien difficiles à dénicher malgré l'essor d'internet. Je suis allée quelques jours à Athènes, mais j'étais enfant à l'époque.
Et n'aie crainte, jojo, je vais y aller cette année avec ma Douce, car je crois qu'il existe depuis quelque temps des voyages directs entre Mytilène et Paris.
Ce sera pour moi une Renaissance.

A bientôt de te lire. Bisous.

Sophie
 
Le bain des nymphes.

Face aux sources claires les nixes
Vêtues de soie ocre de Palmyre
Se laissent bercer et admirent
L'eau chrysalide où couche Nyx

Aucun Narcisse n'est convié
Quand à ces heures perdues
Elles mettent leurs corps à nues
Pour se baigner dans le vivier

L'âme du saphisme les ronge
Et des mains vertueuses caressent
Les chevelures des déesses
Qui sous l'onde d'eau douce plongent

Sur l'herbe chaude après ce bain
Se laissent envoûter fiévreuses
Aux baisers sur leur chairs heureuses
Qu'elles échangent d'un air coquin

Les langues sur les roses agiles
Des lèvres se mêlent aux feux
Des effluves de leurs cheveux
Courant sur leurs jambes vagiles

Leurs échanges est à la beauté
Aussi pure que leurs hymens
De jeunes filles ; des noumènes
Sans consensus de fausseté

Aux interludes tribadiques
Les voluptueuses naïdes
Après que les douces baignades
Jades les aient comblées éradiquent

Toutes morales masculines
Et tous leurs ébats enfantins
Ont l'innocence des satins
Des étoiles si féminines...

Merci pour ce joli poème aux accents très saphiques.

A bientôt de vous lire.

Sophie
 
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