rivière
Maître Poète
Demain, je marcherai vers l’Ouest
Demain, dès l’aurore,
je quitterai mon logis,
et je jetterai ma clef dans la Seine
pour n’en plus revenir.
Je marcherai vers l’Ouest
des heures et des jours durant,
les yeux fixés
sur la cime des nuages,
avec
Toi
pour
unique clarté, mon Aimée.
Mes pieds ne connaîtront pas la fatigue,
je ne boirai que l’eau des sources,
je me coucherai le soir
sur l’herbe de la prée,
là
où les paysannes hument
le parfum léger
des sanglots de soleil,
et
qu’importe
si
ma robe se salit.
A mon arrivée en Sarthe,
ma patrie,
je moissonnerai des cheveux-de-vénus
que je t’offrirai à genoux,
je te psalmodierai
des stances d’amour,
et le cœur battant,
j’attendrai la rose de ta réponse.
Sophie Rivière
Demain, dès l’aurore,
je quitterai mon logis,
et je jetterai ma clef dans la Seine
pour n’en plus revenir.
Je marcherai vers l’Ouest
des heures et des jours durant,
les yeux fixés
sur la cime des nuages,
avec
Toi
pour
unique clarté, mon Aimée.
Mes pieds ne connaîtront pas la fatigue,
je ne boirai que l’eau des sources,
je me coucherai le soir
sur l’herbe de la prée,
là
où les paysannes hument
le parfum léger
des sanglots de soleil,
et
qu’importe
si
ma robe se salit.
A mon arrivée en Sarthe,
ma patrie,
je moissonnerai des cheveux-de-vénus
que je t’offrirai à genoux,
je te psalmodierai
des stances d’amour,
et le cœur battant,
j’attendrai la rose de ta réponse.
Sophie Rivière
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