lilasys
Maître Poète
De l'ombre au pardon!
Ces êtres à présent ont blanchi leurs ailes,
Il est temps de clore nos yeux vifs, fatigués,
Leur ombre immense étend, irréelle,
Jetant son froid linceul sur mon front naufragé,
Je voulais déposer une simple rose,
Sur ce marbre muet qui a volé ton nom,
Mais comment fleurir ce noir et dire quelque chose,
Quand la maison n'a plus ni flamme ni salon,
Un silence de plomb pèse au cimetière,
Craindre de respirer, de troubler leur sommeil,
Je marche en coupables dans la poussière,
N'osant fleurir la mort de blanc ou vermeil,
J'ai rêvé de danser sur vos tombes,
Non par joie mais pour tromper mon désespoir,
Que mon âme à la vôtre enfin s'ajoute et succombe,
Et s'abime avec vous dans la nuit du soir,
Ce champs froid où s'égalent gueux et éminences,
Où la fin rôde encore en de longs frissons,
L'éternité y prend une sombre prestance,
Et change nos idéaux en de tristes haillons,
Pardonne à présent ma trop noire audace,
Les purs, les faux, tous gardent leurs paletots,
Si Dieu même se tait, s'il retise sa grâce,
A quoi feindre encor les Saints en ce monde idiot,
Mon frère, tu t'en fus sans adieu ni paroles,
Comme un damné qui fuit en sombre mécréant,
Comment te pardonner ce funeste rôle?
Toi, tout d'indifférence et parfois si méchant,
Alors je limoge enfin les armes et le glaive,
Que le vent de la nuit emporte ton tourment,
Je ne garde plus rien, ni la pierre ni le rêve,
Que ton chemin s'achève et le mien ne ment,
Je drape à tes côtés un rameau d'olivier,
Non pour te retenir mais pour te dire adieu!
Que la paix te soit douce au creux du sablier,
Et qu'elle me revienne un jour, venant de Dieu .
Lilasys .
A mon frère ainé ,
Parti sans adieu, après sept années de silence,
encore moins son indifférence.
J'ai écrit ces lignes non pour le retenir,
mais pour enfin me délivrer. Va en paix !
PS Si tu pouvais ne plus hanter mes jours et mes nuits;
Depuis ce 31 juillet 2026;
Je n'ai pas participé à la mascarade de ces vipères en mal d'existance.
Cet enterrement où les carcans étaient sans doute de mise,
Comme à celui de mon frère cadet; tout en finesse comme toujours !
Qui peut comprendre ?
Ces êtres à présent ont blanchi leurs ailes,
Il est temps de clore nos yeux vifs, fatigués,
Leur ombre immense étend, irréelle,
Jetant son froid linceul sur mon front naufragé,
Je voulais déposer une simple rose,
Sur ce marbre muet qui a volé ton nom,
Mais comment fleurir ce noir et dire quelque chose,
Quand la maison n'a plus ni flamme ni salon,
Un silence de plomb pèse au cimetière,
Craindre de respirer, de troubler leur sommeil,
Je marche en coupables dans la poussière,
N'osant fleurir la mort de blanc ou vermeil,
J'ai rêvé de danser sur vos tombes,
Non par joie mais pour tromper mon désespoir,
Que mon âme à la vôtre enfin s'ajoute et succombe,
Et s'abime avec vous dans la nuit du soir,
Ce champs froid où s'égalent gueux et éminences,
Où la fin rôde encore en de longs frissons,
L'éternité y prend une sombre prestance,
Et change nos idéaux en de tristes haillons,
Pardonne à présent ma trop noire audace,
Les purs, les faux, tous gardent leurs paletots,
Si Dieu même se tait, s'il retise sa grâce,
A quoi feindre encor les Saints en ce monde idiot,
Mon frère, tu t'en fus sans adieu ni paroles,
Comme un damné qui fuit en sombre mécréant,
Comment te pardonner ce funeste rôle?
Toi, tout d'indifférence et parfois si méchant,
Alors je limoge enfin les armes et le glaive,
Que le vent de la nuit emporte ton tourment,
Je ne garde plus rien, ni la pierre ni le rêve,
Que ton chemin s'achève et le mien ne ment,
Je drape à tes côtés un rameau d'olivier,
Non pour te retenir mais pour te dire adieu!
Que la paix te soit douce au creux du sablier,
Et qu'elle me revienne un jour, venant de Dieu .
Lilasys .
A mon frère ainé ,
Parti sans adieu, après sept années de silence,
encore moins son indifférence.
J'ai écrit ces lignes non pour le retenir,
mais pour enfin me délivrer. Va en paix !
PS Si tu pouvais ne plus hanter mes jours et mes nuits;
Depuis ce 31 juillet 2026;
Je n'ai pas participé à la mascarade de ces vipères en mal d'existance.
Cet enterrement où les carcans étaient sans doute de mise,
Comme à celui de mon frère cadet; tout en finesse comme toujours !
Qui peut comprendre ?