Judy
Maître Poète
De grâce à votre grâce…il n’y a qu’un pas!
De grâce ami chassez ma muse
Que la laideur tue mon ardeur,
Visez le cœur à l’arquebuse
Que les mots tombent sous l‘aigreur.
Sans un remord brisez ma plume
Que le blizzard fauche ma trame
Givrant la rose qui parfume;
Évitez-moi un nouveau drame!
Puis renversez tout l’encrier
Que la nuit noie mon badinage
En submergeant l’aventurier
Qui se tenait dans son sillage.
Et s’il le faut brûlez ma page
Que cet aveu parte en fumée,
Aimer se veut tristement sage
Aux feux de mon bois consumé.
Que de larmes en moi grisaillent
À ce sentiment malmené,
Que d’histoires sans funérailles
Je n’en veux plus!…Vous comprenez?
Aidez moi à le repousser,
À fuir cet attachant vieillard*
Par tant de siècles éclaboussé,
Sans jamais suivre un corbillard...
Mon bel ami, mais vous pleurez?…
Mais serait-il déjà trop tard?
Que puissamment vient m’effleurer
Votre émotion sur mon buvard…
Sans détourner votre regard
Aux flots confus de mes excuses,
Prenez ma main là qui s’égare
À tant vouloir vivre en recluse,
Prenez ma main baisez mon art,
Que votre souffle chaud diffuse
Jusqu’au dernier de mes remparts
De votre grâce qui ne muse
Et sans trembler faites fleurir,
Pour n’avoir rien voulu détruire,
Ce que mon cœur craint tant d’offrir
Et a tant de peine à écrire,
Pour le meilleur et pour le pire…
Judy
De grâce ami chassez ma muse
Que la laideur tue mon ardeur,
Visez le cœur à l’arquebuse
Que les mots tombent sous l‘aigreur.
Sans un remord brisez ma plume
Que le blizzard fauche ma trame
Givrant la rose qui parfume;
Évitez-moi un nouveau drame!
Puis renversez tout l’encrier
Que la nuit noie mon badinage
En submergeant l’aventurier
Qui se tenait dans son sillage.
Et s’il le faut brûlez ma page
Que cet aveu parte en fumée,
Aimer se veut tristement sage
Aux feux de mon bois consumé.
Que de larmes en moi grisaillent
À ce sentiment malmené,
Que d’histoires sans funérailles
Je n’en veux plus!…Vous comprenez?
Aidez moi à le repousser,
À fuir cet attachant vieillard*
Par tant de siècles éclaboussé,
Sans jamais suivre un corbillard...
Mon bel ami, mais vous pleurez?…
Mais serait-il déjà trop tard?
Que puissamment vient m’effleurer
Votre émotion sur mon buvard…
Sans détourner votre regard
Aux flots confus de mes excuses,
Prenez ma main là qui s’égare
À tant vouloir vivre en recluse,
Prenez ma main baisez mon art,
Que votre souffle chaud diffuse
Jusqu’au dernier de mes remparts
De votre grâce qui ne muse
Et sans trembler faites fleurir,
Pour n’avoir rien voulu détruire,
Ce que mon cœur craint tant d’offrir
Et a tant de peine à écrire,
Pour le meilleur et pour le pire…
Judy
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