benoit la plume
Maître Poète
DE CETTE VIE QU’EN FAIRE
Bas du dos bousillé
Par ses excès de sport,
Ses nuits éparpillées,
Dormir n’est plus son fort.
Douleurs en punition
De vouloir rester vert,
La bonne position
Est toujours éphémère.
Fausses dents dans un verre
Pour l’incomplète nuit,
Il faut bien un revers
Aux médailles de l’ennui.
De cette vie qu’en faire
Qui file en sablier
En dépôt de poussière
Au fond d’un cendrier.
Un tableau qu’on lacère,
La chute d’un cerf-volant,
Ils passèrent, ils passèrent
Les beaux jours insolents.
Les pays visités
Désertent sa mémoire
En antiques citées
Avalées par l’Histoire.
Les visages fanés,
Et certains pire encore
Disparus à jamais,
Lui parlent de sa mort.
Les fillettes d’antan,
Des femmes maintenant,
Ont toutes des enfants
Qui poussent lentement,
Le poussent lentement
Au dehors, sans forcer.
Ses douleurs sûrement
L’aident à le supporter.
De cette vie qu’en faire
Qui file en sablier,
En dépôt de poussière
Au fond d’un cendrier.
Bas du dos bousillé
Par ses excès de sport,
Ses nuits éparpillées,
Dormir n’est plus son fort.
Douleurs en punition
De vouloir rester vert,
La bonne position
Est toujours éphémère.
Fausses dents dans un verre
Pour l’incomplète nuit,
Il faut bien un revers
Aux médailles de l’ennui.
De cette vie qu’en faire
Qui file en sablier
En dépôt de poussière
Au fond d’un cendrier.
Un tableau qu’on lacère,
La chute d’un cerf-volant,
Ils passèrent, ils passèrent
Les beaux jours insolents.
Les pays visités
Désertent sa mémoire
En antiques citées
Avalées par l’Histoire.
Les visages fanés,
Et certains pire encore
Disparus à jamais,
Lui parlent de sa mort.
Les fillettes d’antan,
Des femmes maintenant,
Ont toutes des enfants
Qui poussent lentement,
Le poussent lentement
Au dehors, sans forcer.
Ses douleurs sûrement
L’aident à le supporter.
De cette vie qu’en faire
Qui file en sablier,
En dépôt de poussière
Au fond d’un cendrier.