Boralex
Nouveau poète
Souvenir d’un bonheur pour certains mirifique,
tu n’es pas adventice aux combats de ma vie,
tu n’es pas une chose qui s’enfuit dans la nuit
de mes heures sans toi, de mes heures de soupirs.
Cent années près de toi ne feraient que me rendre
aveugle et étranger aux écueils du temps,
tu serais un viatique, un authentique calmant,
tu serais, pour mon cœur, souvenir des vingt ans.
Dans tes yeux je le vois ce féérique monde
que petits nous vivions à travers des contes,
quand les déboires étaient encore simples fictions
et je t’aimais déjà dans certaines émotions.
Tu abreuves mon cœur de ces belles passions
qui décèlent le meilleur de mon éducation
pour aimer une femme caressant l’affection
dont tout homme veut être l’objet et la raison.