Pierrotlalune
Nouveau poète
Dans l'attente de votre lettre
Les jours passent, je m'ennuis de vos odeurs
Il y a si longtemps que vous ne m'avez écrit
Par ce qui est aimable, est attiré mon coeur
C'est vous, vos mots d'amour, que j'ai choisi.
Vous me semblez fertile en caresses inoubliables
J'imagine nos deux bouches se joignant encore
J'espère un jour nos destins scellés indissociables
De même nos âmes, se mêleront comme l'eau à l'amphore.
Je graverai sur une branche haute votre nom
Et sur une autre tout près j'y sculpterai le mien
En sachant qu'un jour de l'extrémité ils se toucheront
Lorsqu'ils auront poussées après maintes rosées du matin.
Vous, châtelaine de mon coeur, de mes passions en paix
Je rêve que vous soyez ma dame et moi votre sieur
Comme aux temps ancestraux ou les festins précédaient
Les ébats entre amoureux, les nuits épuisantes sans peur.
Je retiens par patience ce qui de vous me repose
Que mes mains atteignent votre taille et lient notre amour
Tel au jardin, j'attends au printemps avec hâte la rose
Comment vous aimez si trop plutôt mal en vous faisant la cour.
Que vos parties que je devine si douces et heureuses
Que nos deux coeurs se mêlent, nos deux corps se touchent
Que tout vienne à bout de mes envies les plus religieuses
Que tout se termine dans notre nid, notre confortable couche.
Laissez-moi mes mains trahir mes sentiments
Qu'on me mette au donjon plutôt que d'avoir à vous oublier
Que la foudre comme la lance me transperce si je mens
J’aimerais mieux être aveugle plutôt que de vous m’éloigner.
Je ne veux pas d'ombre à votre visage si nacré
Je ne veux pas d'obstacle à mes désirs, je vous le dis
Je veux avec vous banquets et nourritures sucrées
Pour ne pas oublier la saveur de vos lèvres fleuries.
Si vous n'étiez pas, je ne serais pas
Si vous n'étiez plus, je ne serais plus
Que tous les dieux m'épargnent votre trépas
Sinon je le jure par l'épée, j'abandonne, je me tue.