laurent59495
Maître Poète
Je serais l’ange Dévorant les lignes de ton cœur N’abreuvant des folies Sur la rosée de mes doigts Laissant les quantiques de l’amour Te noyer de plaisir Sur l’encre des délices Coulant des nuages de ta tendresse Sur l’océan où glisse ma plûme Sur la silhouette sinueuse De ton corps envahissant Le seuil de ma mémoire Voyageant dans sanctuaire de ton air Sur le supplice de tes offices Dans l’ombre de ton estuaire Couvert par ta lumière Là où le lys de ta peau Se glisse sur les caprices Immobile de ta lueur De tes plaintes érosives de tes récifs Complice de tes délices Là où mes rêves Se mesurent à tes lèvres Sur le calice de tes mots Fait pour te plaire Dans les vers de ton repaire De cette atmosphère De ton air qui se libère Sous le concert Qui nous resserre Loin des gestes Qui nous exaspèrent Ceux qui nous paressent éphémère Sur des paroles qui s’énumères Dans le cancer des maux Du temps qui s’accélère Sous le forfait Des mots qui prolifèrent Dans un monde qui se désespère Persécutait par l’hiver De l’égoïsme des experts Qui obtempères Dans le silence inquiétant Anéantissant notre foi, nos lois Des jours qui se démêlent Dans le froid où s’engloutissent Nos rêves Notre amour Qui nous faisaient aimer