amapoesia
Nouveau poète
Désillusion
Il y avait le feu qui réchauffe et qui brûle
Et il y avait l'eau qui irrigue et innonde
Il y avait la terre, qui porte et enterre
Et puis aussi le ciel, le soleil et l'orage
Pour toi, il y avait la mer et les nuages
Ces choses immortelles qui font rêver les anges
Et l'amant que la rose imagine en chantant
Pour toi, il y avait le bonheur, mon enfant.
Il y avait ces choses qui font vivre ou mourir
Toi, tu le savais bien, mais tu rêvais quand même
Tu avais décidé de vivre avant la vie
Et de laisser la mort à ceux qui s'y connaissent
Il y a eu la pluie et le vent enragé
Et les fruits de ta vie n'ont jamais pu pousser
Il y a eu le sang sur ton corps outragé
Pour toi, il y a eu la terreur, mon enfant.
1 avril 1992