titigrogro
Nouveau poète
Désespoir :
Et éclate l'orage
Qui gronde et tonne;
Pour montrer sa rage
Il grince et résonne.
La pluie battante et glacée
Frappe le sol tuméfié.
Et les cadavres trépassés
Pourrissent d'être humiliés.
Et les trainées des larmes célestes
Me rappelle les prisons de Baudelaire
Qui d'un spleen du revert de sa veste
Décrivit le désespoir amère.
A mon tour aujourd'hui
Je pleure des mots fragiles
Qui de mon coeurs ont fuis
Tuant l'amour, la joie, agiles.
Les gouffres noirs vertigineux,
Comme les brûlures des lumières,
Hurlent les sacrifices haineux
Et les tortures qu'ils savent faire.
De jour, de nuit, hier et demain,
La tête sous l'eau, poumons en eaux,
L'espoir en surface retire sa main;
Et je coule, encore un poid, un de trop.
Un rocher sous mes pieds écorchés
M'empêche d'aller nourir les poissons
Ni vivant, ni mort; je suis condamné.
Je doit me battre, mais ne puis faire front.
Et la tristesse envahit chacun de mes gestes
Et mouvements, ralentis immuablement
Sans qu'aucun espoir ne vive. Ah! Peste!
Je veux crier, hurler, là, maintenant.
Regardez moi, écoutez moi, sauvez moi!
Je me calme, le temps m'est compté.
Quel espoir pour le cercueil enterré, pour moi?
Mes compagnons squelettes aiment à m'agoniser.
Alors c'est ainsi, je vivrai dans les profondeurs
Sombres et froides du désespoir implacable.
Et doucement, tendrement m'étreindra la peur.
De ne pouvoir jamais être viable.
Et éclate l'orage
Qui gronde et tonne;
Pour montrer sa rage
Il grince et résonne.
La pluie battante et glacée
Frappe le sol tuméfié.
Et les cadavres trépassés
Pourrissent d'être humiliés.
Et les trainées des larmes célestes
Me rappelle les prisons de Baudelaire
Qui d'un spleen du revert de sa veste
Décrivit le désespoir amère.
A mon tour aujourd'hui
Je pleure des mots fragiles
Qui de mon coeurs ont fuis
Tuant l'amour, la joie, agiles.
Les gouffres noirs vertigineux,
Comme les brûlures des lumières,
Hurlent les sacrifices haineux
Et les tortures qu'ils savent faire.
De jour, de nuit, hier et demain,
La tête sous l'eau, poumons en eaux,
L'espoir en surface retire sa main;
Et je coule, encore un poid, un de trop.
Un rocher sous mes pieds écorchés
M'empêche d'aller nourir les poissons
Ni vivant, ni mort; je suis condamné.
Je doit me battre, mais ne puis faire front.
Et la tristesse envahit chacun de mes gestes
Et mouvements, ralentis immuablement
Sans qu'aucun espoir ne vive. Ah! Peste!
Je veux crier, hurler, là, maintenant.
Regardez moi, écoutez moi, sauvez moi!
Je me calme, le temps m'est compté.
Quel espoir pour le cercueil enterré, pour moi?
Mes compagnons squelettes aiment à m'agoniser.
Alors c'est ainsi, je vivrai dans les profondeurs
Sombres et froides du désespoir implacable.
Et doucement, tendrement m'étreindra la peur.
De ne pouvoir jamais être viable.
Clément.