concours
Nouveau poète
le poème médaillé d'or du concours :
Décrire un paysage, réel ou irréel, en intégrant une couleur et un sentiment par strophe.Consignes
Type de rîmes : libre mais obligatoire
Nombre de vers minimum : 24
Nombre de vers maximum : 36
Strophe : 6 vers par strophe
soit au minimum 4 strophes et au maximum 6 strophes, donc entre 4 et 6 sentiments, et entre 4 et 6 couleurs.
Orthographe : 5 fautes maximum
Le jury est souverain, il décide en secret des conditions d'application des consignes (notes, commentaires, éliminations, etc.)
chef du jury : micorazon
est :
Mon monde ( concours)
Mon monde
Au nord, les vertes prairies gorgées de fleurs et d’herbes bien grasses
Nous offrent un sentiment d’immensité, un bien être où l’on se prélasse
Au milieu d’un pré, allongé, à écouter les oiseaux printaniers s’activer
Aller et venir pour offrir une demeure douillette à leur future nichée.
A l’orée de la forêt, la sève juteuse des sapins légèrement mentholés
Vous donne envie de respirer à plein poumons cet air rempli de sérénité.
A l’est, le soleil se fait aussi discret que le jaune pastel d’un poussin frileux
Qui sort de sa coquille avec, alentours, un regard inquiet mais si curieux
De découvrir, cette corne d’abondance remplie des trésors de la terre,
Et Les belles jeunes filles insouciantes, sous la chaleur de l’été, espèrent
Un avenir, tant de fois rêvé au fond de leur lit, où le bonheur irradiera
Sous la forme d’un anneau d’or amoureusement glissé à leur doigt.
A l’ouest, l’astre rougeoie dans un dégradé orangé de plus en plus foncé
Qui décline silencieusement, nonchalamment vers le soir trop vite arrivé.
Les couleurs de l’automne apportent son lot de souvenirs nostalgiques
Dans le ciel bientôt obscurci, où une dernière fois, le dieu Râ, magnifique
Explose d’un rouge volcanique, avant de s’éteindre tout naturellement
Dans la nuit sidérale, sans bruit, pour renaitre au matin suivant.
Au sud, l’océan se décline dans des tons hivernaux, floconneux gris bleutés
Où, sur la gamme des sentiments, les notes cristallines finement ciselées
Se posent en lancinantes vaguesirisées, échouées au rythme des regrets
De tous ces millénaires passés où l’homme savait savourer avec respect
Les bienfaits de notre mère Nature, qui danse encore au diapason, à l’unisson
Tandis que l’humain, aujourd’hui devenu sourd, ne cesse de défier les saisons.
Et au milieu, il y a mon « chez moi » et mon jardin qui embaume le lilas
Les violettes, les fuchsias en un beau bouquet posé sur la table de la véranda
Où un suave parfum de volupté et de plaisir s’étale comme une étole soyeuse
Jusque dans ma chambre à coucher où mes pensées les plus audacieuses
Viennent se lover dans les draps mauves de mes désirs qui frémissent déjà
A l’idée que tu viennes les froisser en venant te blottir, enfin, tout contre moi.
par Isa90