rogertibbart
Maître Poète
J’ai demandé à ma bergère
De m’tricoter un pull mohair
On a dû tondre le pauvre Shaun
Aux faibles lueurs de l’automne
La triste bête frigorifiée
Tremblait comme une feuille de chêne
Il faut dire que sans sa laine
Le ruminant domestiqué
Cherchait en vain sa blanche moumoute
Rêvant des chaleurs du mois d’août
Tout seul, dans les champs de pâtures
Aux négatives températures
Ma femme eut trop pitié de lui
Elle s’activa toute la nuit
On devait être un beau dimanche
Le pull-over à quatre manches
Lui fut passé pour les retouches
Le rose lainage tomba pile-poil
Et l’ovidé un peu farouche
Resta sans voix, gobant les mouches.
Roger Tibbart (c)
De m’tricoter un pull mohair
On a dû tondre le pauvre Shaun
Aux faibles lueurs de l’automne
La triste bête frigorifiée
Tremblait comme une feuille de chêne
Il faut dire que sans sa laine
Le ruminant domestiqué
Cherchait en vain sa blanche moumoute
Rêvant des chaleurs du mois d’août
Tout seul, dans les champs de pâtures
Aux négatives températures
Ma femme eut trop pitié de lui
Elle s’activa toute la nuit
On devait être un beau dimanche
Le pull-over à quatre manches
Lui fut passé pour les retouches
Le rose lainage tomba pile-poil
Et l’ovidé un peu farouche
Resta sans voix, gobant les mouches.
Roger Tibbart (c)