Lorsque l'azur s'embrasera, matin d'été Où l'onde silencieuse caresse la jetée, Aurore ténébreuse aux doux éclats irisés, Inondant la clairière où le saule abîmé, Reflet vermeil, vestige d'un amour fané, Se meurt sur les rives d'un lac épuisé. Entre ses ramures, une fleur se prélassant, Dans cet asile, jeune enfant s'épanouissant. L'arbre, de la vie comme un père la protégeant, Une tendresse avec le courant se ternissant, Au crépuscule l'écume à la lune pleurant. Sourds ravages du temps, le ciel s'éteignant, Une promesse, les étoiles s'éloignant, Sur les prés verdoyant, des larmes s'écoulant.