benoit la plume
Maître Poète
DÉPART
Elle prit son sac un soir de lune.
C’était gonflé, fallait d’la thune,
Mais les mots lourds sons assassins
Qui vous font perdre le goût du pain.
Elle a marché dans la nuit noire
Sur ses semelles de désespoir,
Qui prennent l’eau dans les flaques d’eau,
C’est dur de quitter le bateau.
Les sentiments jetés au vent,
Et les sourires passion d’avant,
Dans un grand sac tout concassé,
C’est au canal qu’elle l’a jeté.
Encore un temps que je m’arrête,
J’ai peur du vide, je n’suis pas prête,
J’ai des contines au fond du cœur,
Des souvenirs de crêpes au beurre.
Pourquoi faut-il qu’à l’attelage
L’un de nous deux perd son courage,
Froissant tous les linéaments
De notre vie de deux amants ?
C’est pas ta faute, j’ai pas de haine,
Le cœur seulement empli de peine.
J’avancerai sur le chemin
Un peu plus loin que ton mot fin.
Il me faut vivre j’ai pas le choix.
Comme un oiseau au fond des bois,
Je me sens gauche, un peu perdu
Comme une horloge dépendue.
Je me retourne et tu es loin,
J’ai déjà passé le rond-point.
Je sens, j’entends comme un appel,
Une prière intemporelle.
Mais je veux vivre et tu m’entraines
Dans les abysses des tire-laines.
J’ai pas choisi, tu m’a jetée
A ne pas savoir t’arrêter.
Elle prit son sac un soir de lune.
C’était gonflé, fallait d’la thune.
Mais les mots lourds sont assassins
Qui vous font perdre le goût du pain.
Elle prit son sac un soir de lune.
C’était gonflé, fallait d’la thune,
Mais les mots lourds sons assassins
Qui vous font perdre le goût du pain.
Elle a marché dans la nuit noire
Sur ses semelles de désespoir,
Qui prennent l’eau dans les flaques d’eau,
C’est dur de quitter le bateau.
Les sentiments jetés au vent,
Et les sourires passion d’avant,
Dans un grand sac tout concassé,
C’est au canal qu’elle l’a jeté.
Encore un temps que je m’arrête,
J’ai peur du vide, je n’suis pas prête,
J’ai des contines au fond du cœur,
Des souvenirs de crêpes au beurre.
Pourquoi faut-il qu’à l’attelage
L’un de nous deux perd son courage,
Froissant tous les linéaments
De notre vie de deux amants ?
C’est pas ta faute, j’ai pas de haine,
Le cœur seulement empli de peine.
J’avancerai sur le chemin
Un peu plus loin que ton mot fin.
Il me faut vivre j’ai pas le choix.
Comme un oiseau au fond des bois,
Je me sens gauche, un peu perdu
Comme une horloge dépendue.
Je me retourne et tu es loin,
J’ai déjà passé le rond-point.
Je sens, j’entends comme un appel,
Une prière intemporelle.
Mais je veux vivre et tu m’entraines
Dans les abysses des tire-laines.
J’ai pas choisi, tu m’a jetée
A ne pas savoir t’arrêter.
Elle prit son sac un soir de lune.
C’était gonflé, fallait d’la thune.
Mais les mots lourds sont assassins
Qui vous font perdre le goût du pain.