Madame Maud
Maître Poète
C’que j’préfère
C’est la rose trémière,
Au matin de minuit,
La vieille galère
À la corderie,
Le rayon de lumière
Échappé de l’abri
Et le grain de poussière
Déposé sur le lit
La belle mégère
Qui peste ravie,
La dent de travers
D’un enfant qui sourit.
C’est la main de mon frère,
La joue d’un ami,
Une idiote qui flaire
La bêtise du conscrit,
Le vent qui préfère
Faire l’amour à la pluie
Pendant qu’le tonnerre
Drague l’éclaircie.
Une terre en jachère
Qui regorge de vie
Et les moussons d’hiver
D’une fleur de riz.
C’est le centenaire
D’une révolte qui unit,
Les cris comme l’enfer
D’une moto qui vrombit.
C’est ce qui indiffère,
Qui n’est pas permis,
Les dessous de l’affaire,
Les termes non inscrits,
Un acte sans notaire,
Un sceau qui s’oublie.
Un fil sans fer,
Un pot sans souci,
Pamplemousse sans amer,
Une lettre sans pli
Et surtout
Le mystère
De la vie qui s’enfuit.
C’est tout c’que j’préfère, tout c’qui me soucie !
Madame Maud
C’est la rose trémière,
Au matin de minuit,
La vieille galère
À la corderie,
Le rayon de lumière
Échappé de l’abri
Et le grain de poussière
Déposé sur le lit
La belle mégère
Qui peste ravie,
La dent de travers
D’un enfant qui sourit.
C’est la main de mon frère,
La joue d’un ami,
Une idiote qui flaire
La bêtise du conscrit,
Le vent qui préfère
Faire l’amour à la pluie
Pendant qu’le tonnerre
Drague l’éclaircie.
Une terre en jachère
Qui regorge de vie
Et les moussons d’hiver
D’une fleur de riz.
C’est le centenaire
D’une révolte qui unit,
Les cris comme l’enfer
D’une moto qui vrombit.
C’est ce qui indiffère,
Qui n’est pas permis,
Les dessous de l’affaire,
Les termes non inscrits,
Un acte sans notaire,
Un sceau qui s’oublie.
Un fil sans fer,
Un pot sans souci,
Pamplemousse sans amer,
Une lettre sans pli
Et surtout
Le mystère
De la vie qui s’enfuit.
C’est tout c’que j’préfère, tout c’qui me soucie !
Madame Maud
