• Visiteur, merci de ne pas poster plus de 5 poèmes par jour. Ceci dans le but d'améliorer la visibilité du site.

Coup de cœur mais non, c'est mai, non mais mai, 2026

Matthale

Webmaster
Membre du personnel
Ici vos poèmes favoris pour mai 2026
 
Mon 1er coup de cœur pour l'acceptation de la différence. Coq Hardi.

"Quand ma frangine a fait son coming out
Un soir, elle en a déjà parlé à ma mère
Qui lui a dit < Surtout ne dit rien à ton père
Laisse moi lui dire au compte goutte >

Mon père bien souvent, il se braque
Il fallait lui amener sur un plateau d'argent
A ma mère, il lui a fallu un moment
Pour qu'elle vide l'intérieur de son sac

Mon père est resté mué sans un mot
Assis, il n'est pas tombé sur le cul
Philosophe les quelques mots qu'il a eu
Il a simplement dit < Faut pas mourir idiot >

La première fois lors des présentations
Chez nous, l'accueil fut cordiale sans plus
Une rencontre entre Ukrainiens et Russes
Mais sans drones, sans bombes, sans explosions

Une poignée de main, pas encore la bise
Elle a une poigne de conductrice d'engins
Au bras de fer, elle gagne haut la main
Vu la bête, ce n'est pas une surprise

Chemise de bucheron, rangers, tatouage
La copine de ma sister est un vrai mec
Ossue avec des seins comme des pastèques
Musclée avec des percings sur le visage

A mon père il a fallu un temps d'adaptation
Après six mois ca matche entre les deux
Elle fait la vidange de leur Citroen C2
Elle se sert de la tondeuse coupe le gazon

Ensembles, ils boivent du Pineau Noir
Vieux de 20 ans muri en tonneaux de chêne
Entre deux, ils ont brisés les chaînes
Ils s'entendent comme deux larrons en foire"
 
Le choix fut rapide ;):D Lilasys
La visite !

J'observe en silence la pâleur de son visage,
Les traits tirés par de longues heures de travail,
Elle sourit pour camoufler tout ombrage,
Entre des gestes choisis en souffle d'éventail,

Mais j'analyse le timbre de sa voix nerveuse,
Allocution saccadée par des maux de trop,
Elle me joue la comédie des plus rieuses
Mais à travers son regard, je vois des flots,

On peut tout cacher à la terre entière,
Ces pièces de théâtre au tomber de rideau,
Mais quand tu fixes les yeux de ta mère!
Tout passe d'un cœur à cœur sans mot;

Et dans tes bras, je sais, je me tais, je pense,
Mon devoir est de ne rajouter de brouillard,
Ces recommandations en mode errances,
Qui emploient des larmes et des mouchoirs,

Ma fille, le ciel séquestre parfois les peines,
Il donne des leçons de vie sur le chemin,
Respire, ta maman n'est juge de tes chaînes,
Sans te le dire ma vie est silence et chagrins

Les jours, les nuits ne sont pas tranquilles,
C'est la douleur de tous ces mots épuisés,
Ils se perdent et rampent en anguille,
Sur les eaux troubles de mon psyché,

Ce métier de génitrice au delà de l'imaginaire,
Il n'y a point d'heures ennuyeuses et repos,
Ma position en fusil fait naître des guerres,
Ces gens ne savent rien de tout tes fardeaux

Il est temps pour moi de tirer ma révérence,
Arômes de mes désirs, orchestre de vœux,
Chaque soir ma prière souffle des doléances,
Pardonne moi mon cœur si je prie les cieux .

LILASYS
 
Retour
Haut